Problèmes de nuit

Hier il a plu presque toute la journée, temps gris, temps de saison. Et aujourd’hui, il fait beau. Et curieusement, c’est aujourd’hui que je me tape le gros coup de cafard.

Pas très bien dormi.

– tu te réveilles à peine endormie.

– ???

– oui, un peu comme si le bruit que tu fais quand tu dors, te réveillais.

– mes ronflements quoi !

– mais non ma chérie… tu ne ronfles pas…

En fait, quand je m’endors, ma gorge, ou quelque chose comme ça, fait un petit bruit, comme un gémissement, et c’est ce gémissement qui me réveille… Après, je focalise dessus, alors dès que je commence à tomber dans le sommeil, je me réveille.

Oui, je vous vois vous marrer, la derrière dans votre coin. Lever les yeux aux ciel et penser (oui, je vous vois penser…) « pauvre fille, elle a de vrais problèmes dans sa vie ». Alors non, ce ne sont pas forcément de vrais problèmes, sauf que c’est souvent que je dors mal. Entre l’envie de pisser qui me réveille, ou le fait de me réveiller qui me donne envie de pisser, et donc me lever une à deux fois par nuit, les bons jours, et le mal que j’ai à trouver le sommeil dès que la télé est éteinte (alors que je luttais l’instant d’avant pour maintenir les yeux ouverts), mes nuits sont courtes. La fatigue s’accumule, la mauvaise humeur aussi.

Ce matin, sans raison apparente, je pense à ma mère. Elle me manque. Je donnerai n’importe quoi pour pouvoir lui téléphoner. J’ai tant de trucs à lui raconter.

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Temps fugit

L’autre jour je suis tombée par hasard sur un site qui recensait les marinas des « blogueuses mode ». L’article datait de 2010 ou 2011. En cliquant sur le lien de l’une d’elle, je tombe sur une photo récente de look où enceinte jusqu’aux yeux, elle porte un petit garçon de deux ou trois ans…

Il faut se rendre à l’évidence que le temps passe pour tout le monde, et que toutes blogueuses mode qu’elles soient, le temps n’épargne personne. Ce qui est notable, c’est que ces filles, jeunes femmes, moins jeunes femmes, quarantenaires pour certaines, ont continué à se pendre en photo, quasi quotidiennement. Ça force le respect pour l’inconstante que je suis.

Mes copines ont quarante ans, quarante et quelques, même. Cinquante pour certaines, voire et quelques. Pourtant, dans ma tête, je n’ai pas d’âge. Elles non plus. On est restées dans cette petite trentaine où nos cœurs et nos âmes s’enflammaient si facilement.

L’épouse

Le mot m’est resté entre les deux sourcils lorsque j’ai posé les yeux dessus. Il y avait plus exactement écrit « mon épouse ». Pas ma femme ou ma compagne, non, « mon épouse ». Un peu comme si en écrivant celà il avait voulu lui donner de la légitimité à son épouse. Elle peu écrire aussi, elle, la femme de l’écrivain, écrit.

Je pense qu’il en a toujours rêvé de cette femme écrivaine. Ça faisait partie du package obligatoire. Pour que la notoriété de l’un déteigne sur l’autre et vice-versa.

Il cherchait une épouse, pas seulement une écrivaine, ou une compagne de voyages. L’artiste ne lui suffisait pas, la fille des antipodes non plus.

Curieusement, je suis contente pour lui qu’il ait trouvé. Pas jalouse, pas amère. Nous étions bien trop à l’écart pour pouvoir imaginer quoi que ce soit, ne serait-ce qu’une amitié.

C’est bien comme ça.