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L’aquaboniste

Ma première réaction a été de lui répondre, en privé. De lui expliquer… l’inexplicable, mon côté naïf et spontané, un zeste de sympathie ? Et puis, je me suis dit que ça se retournerait contre lui. Ou pas.

Et puis le temps m’a manqué. L’envie aussi. D’autres chats à fouetter. Exit. A quoi bon remuer encore la boue ? Après tout, ce n’est pas mon histoire, tout ceci m’a embarqué malgré moi. Dans les blogs, c’est un peu comme dans la vie finalement : il y a les gens que j’apprécie, et que je fréquente, mes amis. Il y a les gens que je n’apprécie pas et dont je me fiche. Et puis il y a tous ceux que j’ignore parce qu’ils ne m’intéressent pas/plus. À peine peuvent-ils déclencher une curiosité passagère, une curiosité voyeuriste. Mais le tour de l’individu est assez vite bouclé, et je passe à autre chose. A quoi bon.

J’y pense et puis j’oublie

N’y pensons plus…

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L’inspiration et le recul

J’avais hier soir en tête une excellente idée de billet. Les mots, devenus phrases s’enchainaient dans ma tête, les idées étaient si claires qu’il était une évidence que de pouvoir les retranscrire ce matin au réveil.
Mais en fait non. Ce matin, je ne me souviens même plus su sujet abordé dans la nuit !
Ça me reviendra. Ou pas. (Peut être à un moment opportun ?)
A partir de tout de suite, je me saisirai d’un dictaphone à la moindre idée furtive…

Hier matin, désœuvrée, j’ai appelé Marie pour déjeuner. Mais elle n’était pas au bureau, mais dans sa maison. Sa nouvelle maison, celle qui vient de subir huit mois de travaux. « Viens si tu veux ! ». La curiosité est la plus forte : « j’arrive ! »

Trente cinq kilomètres de porte à porte indique le GPS. Une heure de trajet au final bouchons compris. Bouchons de onze heures du matin, pourtant pas une heure où les travailleurs vaquent. Mais où vont tous ces gens ?

Au final, la ville se fait verdure, les immeubles deviennent pavillons, au bout de la rue, le rond point, et l’impasse. Au fond de l’impasse, la maison.

Marie est là, à étendre son linge. Elle a pris une journée de congés. Loin de Paris, j’ai l’impression d’être en vacances. Transat au milieu des gravas du futur jardin, coca light, potins…

–          Alors t’as des nouvelles de… Truc1, Truc2 et Machin ?
–          Oui, des nouvelles des Trucs, ils sont adorables, pas de nouvelles de Machin
–          Machin risque de réapparaitre à tout moment…fait attention, préserve-toi…
–          Je sais, soupire-t-elle… Et toi ? L’Autre ?
–          L’Autre est toujours aux antipodes, on doit se revoir à son retour… pour un café.
–          Et ton blogueur ?
–          Le pauvre, c’est si moche ce qui lui arrive… Je l’ai invité à la maison, lui ai fait rencontrer Monmari …
–          Et alors ?
–          Alors, il s’en est pas mal sorti… Mais Monmari n’est pas en quête d’un ami…

En quelques mots, je lui résume la situation.

–          C’est moche, conclue-t-elle, surtout la fille qui profite de la situation pour se trouver un mec…
–          Ce qui est moche, c’est de se mentir à soi-même, et d’essayer de l’influencer. Prendre l’air détachée, pour amadouer sans effrayer… Il y a tant de gens seuls… Tant de gens fragiles…

Les années passent, les problématiques restent les mêmes… C’est marrant de regarder en arrière avec la maturité et le recul de l’expérience…

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Dirty game

36522708_mOn avait rdv à 20 heures, 20 heures quinze… ou trente. J’y étais pas lui, déjà ça ne pouvait pas bien commencer.
Il y était, j’étais au téléphone. Les minutes passaient et je sentais son impatience. Non pas pour moi, mais parce que sa petite chérie rentrait à heure fixe…
Il avait besoin des ses photos, de ses fantasmes…

Moi ? je crois que j’avais envie de me détendre de discuter avec un ami, d’éventuellement me masturber. Il aurait pu avoir ses images, dans le feu de l’action je deviens inconsciente.

Je n’avais pas envie de jouer. Ses mots défilaient sur mon écran, j’exécutais ses ordres dans ma tête, et puis il y a eu un déclic. Ma main a visité mon entre cuisses, constaté l’humidité, caressé d’un doigt inquisiteur. Je lui en fais part, comme une récompense à ses efforts, j’ai même déclenché l’APN.
Mais ce n’est pas l’image d’une chatte humide qu’il désirait, alors il est devenu directif, à joué au maitre, et je n’ai plus eu en tête que de l’envoyer se faire mettre.

Exit the excite.

Quand je lui en ai fait part, il s’est déconnecté. En me disant que j’étais incapable de me lâcher. Ce qui est vrai. Je n’arrive plus à me lâcher avec lui. Mon lâcher prise ne s’est produit qu’une fois d’ailleurs, une vraie fois, par surprise.
Depuis, je suis under my self control.
Toujours.
J’ai donné, et récupéré que de l’amertume.
Je ne donnerai plus.

Après, j’ai pensé à l’Autre. Et j’ai pleuré.

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