Libérée… délivrée !!

Vendredi je me suis fait un petit plaisir. Un petit plaisir à l’ego, un petit plaisir innocent, sans conséquences majeures (je pense, j’espère…)

Vendredi, j’ai annoncé à la directrice du poney club que le Petit arrêtait l’équitation… le HB et les cours chez eux. Eux, le plus grand poney club de France, qui ne se prend pas pour de la saucisse avariée. Oui, il arrête parce que vous avez réussi à le dégoûter. Parce que les entraînements ne lui conviennent pas, parce que l’équipe ne lui convient pas, et que ça le rend malheureux.

Vous aviez raison Madame, Monsieur, il y a deux mois, de nous dire que le club n’avait plus rien à offrir à notre fils. Sur le coup, je l’ai pris comme un « ils nous virent », et moi, on ne me vire pas. Mais en fait, le constat d’échec est flagrant. Il n’a plus envie.

Alors pour lui redonner l’envie, on va arrêter. Et puis on verra plus tard ce que l’on fait.

Petit plaisir sournois, également, que de dire à la coach, que le Petit lui faisait confiance quand elle a dit qu’elle allait mixer les équipes pendant les trois premiers matchs. Comme elle n’en a rien fait, au troisième match, il s’est dit « c’est mort, elle ne changera jamais ». Que peut-il y avoir de pire pour une coach que de perdre la confiance d’un membre de l’équipe ? À mon sens rien. Mais est-elle une vraie coach ?

Peut être que c’est mieux pour eux aussi. Débarrassés du boulet, débarrassés de la mère emmerdeuse qui pose des questions…

Je me sens plutôt comme dans la chanson. L’univers des possibles s’ouvre à nous.

On avance.

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Les vieux carnets

Je suis une fille à carnets. Je l’ai toujours été. Ce depuis que vers 10 ans, ma mère m’a offert mon premier « journal intime ».

C’était un carnet « mignon » avec une couverture cartonnée épaisse, et un petit bonhomme Kwai sur la couverture (amis d’Hello Kitty, bonjour). A l’intérieur des pages lignées d’une couleur pastel tirant vers le turquoise. Toutes les trois ou quatre pages, il y avait un petit bonhomme « mignon » dessiné en filigrane en bas à droite où en bas à gauche, ce qui donnait l’impression d’avoir moins à écrire sur cette page.

Je me souviens avoir commencé à raconter un séjour à Houston. Un peu plus tard, j’avais retrouvé ce carnet, et je l’avais relu, et je m’étais félicitée d’avoir raconté ce voyage par le menu détail des yeux d’enfant, car il est certain que j’aurais largement oublié ce sejour.

Après, s’en sont suivis tout un tas de carnets, cahiers, mignons ou pas, petits ou moins petits, avec que des mots, ou parfois des dessins aussi, des paroles de chansons, beaucoup (on avait pas internet à l’époque, et avec mon walk man, j’écoutais, notais, revenais en arrière pour vérifier… jusqu’à avoir la bonne version. Un vrai boulot !), parfois quelques poèmes, de moi ou de l’ami Prévert. On est tous fan de la poésie de Prévert quand on est ado.

Encore plus tard, j’ai opté pour les moleskines. J’ai eu ma période très décorés, couleurs, sobres, flashis… et puis noirs. Lignés ou blancs (pour me la peter d’écrire droit même sans lignes, et pouvoir dessiner). Carnets petits ou plus grands que je trimballais en réunion, y mêlant todo list à wish list, numéros de telephone, noms, marques, pensées (Jacques Pd’H est un sal con) (si tu passes par là, oui, c’est bien toi le petit gros à lunettes…)

C’est très instructifs de relire un carnet.

J’écris moins de choses maintenant sur les carnets, merci internet. Mais j’y notes encore parfois des choses. Mon actuel carnet débute fin 2014. J’écris souvent de l’avant vers l’arrière, mais aussi de l’arrière vers l’avant. Une façon de séparer les choses. La réalité de la fiction, l’immuable du volatil. Souvent, les textes qui commencent de la dernière page sont des pensées subjectives, ou inventées. Il y a aussi de savant calculs prédictifs, des extrapolations, du rêve.

En relisant la premier page, toujours très propre, et bien écrite, j’y vois « tel avocat », sur la première ligne. Puis tout un tas de todo sur la maison qu’on avait achetée à l’époque. Rdv avec la notaire, la banque, transferts d’agent, différentes sommes, calculs.. puis, page trois : lunettes pour voir de près (dejà ! Alors que je n’en ai toujours pas…) (à l’époque l’ophtalmo, m’avait dit « revenez dans trois ans et allumez la lumière pour lire en attendant… » tiens, ça fait trois ans… je vais pouvoir y retourner).

Et puis des listes de choses à ne pas oublier, pour les voyages, les cadeaux de noël.

Voyage aux confins en février 2015. Au retour, des listes de modèles de cheminées et poêles pour la nouvelle maison. Début avril, retour au confins pour enterrer maman. Et des listes de papiers à fournir pour la succession, la banque, le notaire… Puis encore des listes. La liste des choses a ne pas oublier pour les championnats du Petit, réservation de gîte, temps pour le carrousel du Grand. Il y a écrit : entrée au trot (25sec), arrêt (5sec), trot (1,35), pas (26), galop (58), trot (2,05), total 5,30. C’était pour caler la musique…

S’en suivent des notes de réunions parents-profs au collège, des dessins pour modéliser la place des meubles dans le salon…

Puis on passe à 2016. Avec des listes de course pour un dîner entre amis, les menus possibles, des apéros, des devis de peinture pour louer l’ancienne maison. Entre temps, on avait déménagé. Mais j’ai dû avoir un autre carnet pour cette période là. Et puis la todo list pour louer. Le carnet s’arrête en septembre 2016, avec les notes sur la réunion parents-profs de la 5emeB.

À l’envers, il y a la Wish list de noël 2014, les envies de mars 2015, de janvier 2016… et quelques textes relatant l’imaginaire décès de l’autre pute indolente (aka pmb) (si tu me lis, saches que t’es mort –rire sardonique), de la vie rêvée de Marie, et des liste de chevaux pour les divers championnats avec des pronostiques de poules…

Bref, j’ai repris ce carnet ce matin pour y inscrire les nombreuses (trois) choses que j’ai à faire…

Prise de conscience

Bon, ça y est, je crois que j’ai eu le déclic : j’ai pris rdv chez un nouveau médecin généraliste.

Ça fait des années que je n’ai pas vu de médecin. Et pour cause, je ne suis jamais malade. Et un jour, je me rends compte que le toubib que j’avais l’habitude de voir est parti en retraite. Fuck ! Alors du coup, je laisse traîner ma santé. Le cœur qui s’emballe (et ce n’est pas pour l’amoureux), les insomnies, la balance qui n’est pas mon amie alors que ça fait des années que je mange comme une anorexique. Et puis cette bosse sous le genoux qui ne se résorbe pas… plus d’un mois maintenant depuis ma chute.

Bref, j’ai pris rdv chez un médecin généraliste. C’est un début.