Problèmes de nuit

Hier il a plu presque toute la journée, temps gris, temps de saison. Et aujourd’hui, il fait beau. Et curieusement, c’est aujourd’hui que je me tape le gros coup de cafard.

Pas très bien dormi.

– tu te réveilles à peine endormie.

– ???

– oui, un peu comme si le bruit que tu fais quand tu dors, te réveillais.

– mes ronflements quoi !

– mais non ma chérie… tu ne ronfles pas…

En fait, quand je m’endors, ma gorge, ou quelque chose comme ça, fait un petit bruit, comme un gémissement, et c’est ce gémissement qui me réveille… Après, je focalise dessus, alors dès que je commence à tomber dans le sommeil, je me réveille.

Oui, je vous vois vous marrer, la derrière dans votre coin. Lever les yeux aux ciel et penser (oui, je vous vois penser…) « pauvre fille, elle a de vrais problèmes dans sa vie ». Alors non, ce ne sont pas forcément de vrais problèmes, sauf que c’est souvent que je dors mal. Entre l’envie de pisser qui me réveille, ou le fait de me réveiller qui me donne envie de pisser, et donc me lever une à deux fois par nuit, les bons jours, et le mal que j’ai à trouver le sommeil dès que la télé est éteinte (alors que je luttais l’instant d’avant pour maintenir les yeux ouverts), mes nuits sont courtes. La fatigue s’accumule, la mauvaise humeur aussi.

Ce matin, sans raison apparente, je pense à ma mère. Elle me manque. Je donnerai n’importe quoi pour pouvoir lui téléphoner. J’ai tant de trucs à lui raconter.

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Are you dying ?

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C’est avec ce cri que commence un morceau du Grand Bleu qui me donnait la pêche autrefois.

La pêche. Est ce que je l’ai encore ? Un peu sûrement. Tout au fond. Il doit bien en rester quelque chose… et l’envie d’écrire ? Toujours là.

Ce matin, je feuillette la presse. Avec mon Elle de la semaine, il y a le catalogue de Noël du Bon Marché. Quand j’étais ado, j’adorais les numéros spécial Noël, avec les idées de cadeau. J’en faisais des liste d’envie. Des stylos plume (oui, c’était mon truc d’étudiante gratta-papier), des parfums, des bijoux, des écharpes à carreaux beige et rouge… j’étais très influençable par la mode. Par les envies générées par d’autres.Je le suis toujours, mais un peu moins. Question de maturité peut être. Question d’âge, aussi.

Je ne gratte plus le papier, je tape sur un clavier. J’ai plein de parfums. Je change au gré de mes humeurs, de mes envies. Je les abandonne pour mieux les retrouver. J’ai plus de bijoux que je n’ai de membres pour les porter. L’envie est toujours là, mais je me raisonne. Quant aux écharpes, je suis passée en mode « je me les tricote moi-même »…

J’écris.

Pour ne pas oublier. Pour ne pas me dire : « mais au fait, ce truc là c’était l’an dernier ou celui d’avant ? » Je prends de photos aussi… pour la mémoire, aussi. La perte de la mémoire, c’est cette maladie qui fait peur, peur de me plus me souvenir d qui je suis.

Aujourd’hui, il fait gris. Je tente de cuisiner un tajine d’agneau. C’est vendredi, donc c’est hb ce soir. Et voir la gueule de tous ces faux cul qui me sortent par les yeux… Sourire, leur sourire. Faire comme si tout allait bien, comme si je n’avais pas remarqué leur petit manège.

Non, je ne suis pas morte, non, je ne me meurs pas encore. C’est juste que les choses glissent sur moi avec plus ou moins de facilité.

Deux choses me travaillent le crâne en ce moment : le comportement de n1 et l’histoire de H. J’y reviendrais mais pas là…tout est encore trop embrouillé.

Paralysée 

enfin, c’est comme si j’étais paralysée face à l’ampleur de la tâche. Prostrée. Quand je pense a tout ce que je dois faire, j’ai juste envie de m’assoir et de pleurer.

C’est dans mes habitudes de ne jamais rien faire aujourd’hui au cas où ca change demain. Procrastination… Mais là, je dois bien avouer que je suis au pied du mur. Je peux difficilement repousser à demain les valises à faire, la préparation du matériel équestre pour les championnats. Les championnats c’est demain. Je songe à annuler la Kiné pour ne pas avoir à y aller, gagner une demie matinée. Gagner aussi le fait de pouvoir être présenté sur mon chantier quand la maître d’œuvre va s’attaquer à la peinture de ma cheminée.

Et puis il y a aussi ce commercial de déménagement qui va passer cet aprem vers 14h. Je ne sais même pas quoi lui dire. Non, on ne va pas tout déménager : ca ne va pas rentrer dans la nouvelle maison. Et faut il que je confirme le déménagement pour la semaine prochaine (nombre de cartons faits à ce jour : zéro !) ou alors repousser à la fin du mois, sachant qu’à un moment donné, tout ce que je veux c’est rejoindre mes vieilles pierres ?

Dur dilemme.

Bon pour commencer, je vais reporter la Kiné.

Puis contacter le ferronnier.

Et puis attaquer un carton me donnerait bonne conscience…

Ha oui, sans oublier les valises….

Pfft ! Abattement face aux réalités imminentes…