Archives de Catégorie: Lui

Connectivité

Je suis au sommet de la montagne, en vacances, en famille, loin de tout, loin de tous. Je suis bien, je suis heureuse, tout est exactement comme je le souhaite.

Et pourtant, cette nuit, au petit matin, je suis dans un rêve étrange. Un rêve où l’Autre me montre l’édition de son nouveau livre et m’explique qu’il n’en est pas très content, car quand on tourne les pages, celles-ci se décollent. Une édition de mauvaise qualité. Je lui minaude que c’est dommage d’avoir si peu de colle dans la reliure d’un livre qui donnera à n’en pas douter envie de le lire plusieurs fois, de le consulter, le compulser, lui faire l’amour… Je m’égare.
Mon téléphone, posé sur la table de nuit a vibré une notification facebook. Je me réveille à moitié et change de rêve.

Ce matin, je jette un œil sur la notification : « Machine, bidulette et truc aiment votre statut », « L’Autre a commenté votre statut »

Je passe sur le commentaire en question qui dénote d’un type désabusé et un peu aigri pas le contexte de sa vie actuelle (woué, je tacle l’Autre, c’est nouveau, ça vient de sortir)

Mais ce qui m’étonnera toujours c’est cette espèce que synchronisation inconsciente, cette sorte de lien entre nous. Je rêve de lui : il m’écrit un message, j’ai envie de l’appeler : justement il a un rendez vous à Paris… Je me décide à l’appeler, il m’a laissé une lettre ouverte sur son blog… Je pourrais multiplier les exemples de cette connectivité entre nous. Comme un écho d’âme, comme un lien invisible, quelque chose que je ne sais pas expliquer et qui me lie à lui…

Alors il y a ces choses que je relativise, comme cette admiration sans bornes que je lui porte qui n’est que le reflet de ce que j’ai envie de voir dans son regard sur moi. Dette karmique : j’aime qu’il m’apprécie car je l’admire. Il m’apprécie car il a besoin de mon admiration… Béotien.

Mais le lien ? comment, pourquoi ? Toujours… Comprendre m’aiderai à relativiser.

L’autre jour, l’Un se demandait comment, pourquoi, par quelle magie, est ce que son « amoureuse » réussissait à savoir quand il la « trompait », ou quand il n’était pas chez lui, pour choisir comme de par hasard le moment pour débarquer chez lui. Il se demandait si elle ne le faisait pas suivre, ou surveiller… Peut être encore une histoire de connectivité…

Si je me base sur mon histoire avec l’Autre, ou sur l’histoire de l’Un avec son amoureuse, je pourrais en conclure que la connectivité rend la liaison impossible… Liaison au sens couramment amoureux du terme… Ce qui est dommage pour lui, et peut être pas une si mauvaise chose pour moi. Si on excepte le fait qu’il y a toujours un lien entre nous… Et donc, qu’à un moment ou un autre, si je pense à lui, c’est qu’il pense à moi, ou s’il pense à moi, c’est que j’ai pensé à lui… Pas facile de le savoir, pas facile de l’oublier… encore moins facile quand Lui, il me gonfle…

Bref.

Il neige.

Demain on va encore skier dans quarante centimètres de poudre… Et dire que l’entraineur jaloux disait qu’on n’aurait pas de neige… Je me lol (oui, si je veux)

Publicités
Tagué ,

Tanguera

(une pensée pour mon « amie » Argentine, une autre pour son « amoureux », dommage, c’était la dernière, ça l’aurait bien fait…)

Je crois que ça fait plus de 10 ans qu’Il m’avait « promis » de m’emmener à l’Opéra. Dix ans que j’attends sans vraiment attendre, car tout à fait entre nous, l’opéra chanté, ça me gonfle, et l’opéra dansé, ça me gave… Bref, je n’ai jamais été «moteur » sur le sujet, mais comme je suis une pétasse de la pire espèce, je n’ai jamais loupé une occasion de lui rappeler sa promesse non-tenue…

Et puis là, pour une raison inconnue, j’ai commencé à surfer assidument sur les théâtres parisiens. Enfin si, je connais la raison : à la base, c’était pour sortir l’Un… Et puis je tombe sur une comédie musicale Argentine : Tanguera : une histoire d’amour et de mort…

Depuis quelques moi, je Le tanne sur le sujet du Tango : je veux prendre des cours de Tango, reprendre en fait, puisque nous avions déjà pris des cours pour nous épousailler… Sauf que là, sans le mariage comme carotte, Il refuse catégoriquement de dégager un peu de temps pour ça. Invoquant tous les prétextes possibles et impossibles… la mauvaise foi à hauteur d’une institution…

Bref, pour allier l’utile à l’agréable, je l’ai invité voir Tanguera.

Un très bon moment.

Un théâtre magnifique, un spectacle de lumières et de son (live) et surtout de danse. Impressionnats les danseurs dans leurs jeux de jambes et de pirouettes. Des croches pied à l’infini, des portés, du mouvement, de l’énergie, de la passion…

Standing ovation pour cette dernière (et oui, si vous voulez voir Tanguera, il faudra aller à New York ou à Milan maintenant…), beaucoup d’émotion, un public qui n’arrêtait pas d’applaudir à s’en brulaer les mains.

J’ai aimé ? Pensez-vous ! Je suis une midinette, dès qu’il s’agir d’émotion, j’ai les poils !

A la sortie, bonne récolte de flyers de cours de danse… Par contre, Il reste inflexible. N’a pas envie de se « bloquer » une soirée de plus pour « ça ». Peut-être aussi parce qu’il nous reste peu de soirées disponibles dans la semaine… Tant pis, je le tannerai d’une autre manière.

Le problème avec les mecs, c’est que c’est si facile de les tenir par la queue…

Le problème avec les mecs, c’est qu’ils savent qu’on les tiens par la queue (et les couilles aussi), alors ils font exprès de faire semblant d’être inflexibles…

Tagué ,

Un rêve

Etrange

Je ne sais pas pourquoi, j’étais aux toilettes, et je me rendais compte que je portable qui trainait sur le lavabo était celui de Gilles. Je pense l’avoir reconnu avant d’avoir commencé à regarder ce qu’il y avait dedans. Oui, dans mon rêve, Gilles a un Smartphone.

J’étais dans la salle de bain quand je l’ai vu dans l’entrebâillement de la porte. J’ai eu l’impression qu’il m’observait depuis un bon moment, alors, je me suis sentie coupable de fouiller dans son smart phone… Je ne sais pas pourquoi ni comment je me suis retrouvée trop près de lui. Trop près, aka dans ses bras. Je ne sais pas par quel hasard je n’avais pas de soutien-gorge. Je ne sais pas comment, mes seins sur son torse, ses bras autour de moi, je ne sais pas…

Je me suis réveillée.

 

J’aimerai parfois ne pas me mettre dans des situations inextricables dont j’ai un mal fou à me sortir.

L’autre jour, l’Un est venu chercher un truc à la maison –oui, l’un fait partie de mon cercle IRL, c’est pour ça qu’il a été  rebaptisé l’Un, qu’il est sorti de l’anonymat des x-trucs. L’autre jour donc, l’Un est passé à la maison. Lui, il a fait la gueule. Plus par fatigue du boulot que par réelle misanthropie. Mais il a fait la gueule quand même. « tu lui file ses trucs et basta », « je te préviens à dix heures je monte me coucher », « je vais au ciné »… L’Un tardait, Lui râlait.

Finalement, l’Un est passé, est resté juste ce qu’il faut pour casser une croute et papoter de tout, mais surtout de rien, et est reparti à une heure on ne peut plus raisonnable. Lui, il a conclu par un « ça c’est fait », et moi je me suis demandé pourquoi tant d’animosité déplacée. A-t-il des antennes ? Soupçonne-t-il le passé-trépassé ? Est-il jaloux d’une pseudo complicité épisodique ? Est-ce purement épidermique ?

 

Lui, il n’aime pas Seb, il n’aime pas S-narf, il n’aime pas le « boucher », il n’aime pas Yves, il n’aime pas Nico, il n’aima pas l’Autre (bien sûr ^^), il n’aime pas… etc etc

Seb était amoureux de moi, on avait quatre ans. (bon depuis, il n’a jamais eu personne, et suite à mon refus d’aller lui rendre visite au Moyen Orient avec mes enfants, il envisage de rentrer vivre en France. LOL quoi) (woué, LOL, parfaitement)

S-narf, il n’y a jamais rien eu avec S-narf, à peine quelques projets d’école partagés, quelques soirées arrosées. Je lui ai présenté sa femme, ma plus belle (et unique) réussite de marieuse.

Il n’aime pas le « boucher », moi non plus. Il est gentil, mais bon, voilà quoi. Gentil.

Yves… Ha Yves… le mythe du beau moniteur de ski. Beau, blond, bronze, un dieu vivant sur piste. Oui, bon, Yves pourrait être mon père, je le connais depuis que j’ai six ans… passé l’adolescence, ça casse le fantasme !

Nico… Le mari d’une copine avec qui j’ai eu le malheur d’aller marcher dans les bois. Avec mes enfants, avec ses enfants, alors que la copine était chez le coiffeur. Oui, marcher dans les bois et ? et puis c’est tout.

L’autre… Oui, l’Autre il aurait pu en être jaloux, mais l’histoire est ancienne.

 

Il n’aime personne, ou presque. Il n’aime surtout pas ceux que j’aime bien à un moment donné, ceux avec qui j’ai une complicité qui lui échappe. C’est chiant.

Ce qui se passe dans ma tête n’appartient qu’à moi.

Lui, il n’aime que moi.

Tagué ,