Archives de Catégorie: l’Autre

Râleries bis

C’est de ma faute. Mais quand même.

Ce matin je lui demande s’il a dictée, il me dit oui. Et là, surprise, drame et consternation, on a pas préparé les mots. Alors oui, il l’avait bien dit samedi qu’il avait dictée. Mais entre les exos du fichier de math et le petit texte à inventer pour « la suite de l’histoire », j’ai complétement oublié la dictée…

Et forcément dimanche, entre la neige et sa compét de natation… la dictée est passée à l’as…

Alors, ce matin…

 

Ce matin, j’ai froid. Je suis recroquevillée, en Z sur mon canapé. Je contemple mon écran, son message affiché sous mes yeux…  Je ne sais pas quoi répondre. Je ne sais même pas si c’est une bonne idée de répondre. Depuis Noël, il tente un nouveau truc avec sa femme. Sa vrai femme. Celle qu’il ne supporte pas à moins de deux encablures de lui… Depuis Noël, il s’est installé chez elle, à la ville. Son chien lui manque, ses montagnes aussi. Aussi nos correspondances.

Elles me manquent aussi nos correspondances. Ces douceurs matinales, issues de la nuit, bues avec le thé léger du matin.

Ces correspondances… qui nous ont mené à nous voir en « vrai », à apprécier le temps passé ensembles comme des minutes volées à l’éternité…

Ces correspondances… qui soudain donnent envie d ‘autres choses. Impossible.

 

Ce matin en Z, comme tu sais que j’écris, je ne sais pas quoi te répondre… Tu me manques aussi. Nos mails me manquent, nos échanges me manquent, nos dej me manquent…

Aujourd’hui il fait froid… comme cette fois où on s’était promenés dans le parc. On s’était moqué des canards et de leurs glissades maladroites sur la pièce d’eau gelée… On avait regretté de ne pas avoir de pain à leur donner, tu avais été acheté une gaufre pour leur donner… On avait réchauffé nos mains en la tenant. Nos doigts s’étaient alors mélangés, nos regards croisés, surpris. Les canards avaient rigolé de nous voir aussi gênés…

Merde, tu me manques, tout ça me manque… à quel moment a-t-on merdé ?

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Je bois

Je bois

De l’eau

Pour ne pas grignoter n’importe quoi.

Je suis dans l’attente, le stress. Je n’aurais pas dû le contacter. Je n’aurais pas dû lui répondre.

Il paraît que l’attente fait partie du jeu de la séduction. En ce qui nous concerne, ce n’est plus un jeu de séduction, c’est un jeu de chat et de souris. Il propose, je dis peut être, pour finalement dire non. Alors il relance, jusqu’au dernier moment, comme pour me faire changer d’avis, alors que j’ai déjà dit non. Il relance comme pour savoir si au final, il a une emprise sur moi. Je ne cède pas. Je suis inflexible, raide, comme la justice… idiote.

Et puis le temps passe. Dans un silence qui soulage. Il égrène de ses nouvelles sur les réseaux sociaux. Je fais ma voyeuse, silencieuse petite souris, jalouse des connes qui se gaussent de ses statuts niais.

C’est toujours la même histoire. Ca fait des années que ça dure, je n’en peux plus !

« Pourquoi tu ne couches pas avec lui » me demande une copine, « ce serait fait, après vous pourriez passer à autre chose ». Alors, non, je ne couche pas avec lui, car je n’ai pas envie de tromper mon mari. Je ne trompe pas, moi. Moi, je suis juste trop conne, si une situation ne me convient plus, je pars. Si je suis amoureuse d’un autre homme que le mien, je le quitte. Pour essayer de vivre avec l’Autre, ou un autre. Mais je ne trompe pas…

« C’est bête, m’a-t-elle dit, comme ça tu ne sauras jamais »

Bin, non, je ne saurais jamais.

De toute façon, j’ai aussi décidé de me le sortir de la tête. Il parait que l’amour dure trois ans, l’Autre a fait son temps.

Si non, pour ceux qui s’inquiétaient de mon abonnement orange, les sms remarchent (pour certains)

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Le retour (spéciale dédicace…)

Parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que souvent, à la fin, il ne reste que des cendres…)

A peine rentrée, un mail d’un Virtual pote : « je viens à Paris, la semaine prochaine, pas le temps pour un café » (en gros… parce que je n’ai plus les mots exacts en tête). S’en suivent un certain nombre d’échanges où je le charrie sur le fait de me prévenir de sa venue sans trouver le temps, dix minutes, pour un café au comptoir du troquet de son choix, son jour sera mon jour, son heure la mienne. Que peut-on proposer de mieux ? Un souper après minuit ? Il me donne l’adresse de son hôtel, et me propose deux jours (ou leurs lendemains ?) après minuit… « C’est pas un peu bizarre de se rencontrer dans un hôtel du XVIème après minuit ? »

Après minuit, mon carrosse se transforme en citrouille, de toutes façons, à la nuit tombée, il ne faut plus me nourrir, sinon je me transforme el être maléfique et méchant. Oui, je suis un peu gremlins à mes heures… Forcément, je décline. Qui aurait envie de s’extirper de son doux cocon pour un improbable café  « après minuit » ? Pas moi.

Curieusement, depuis plus de nouvelles… Pas de réponse à mes textos de « Bienvenue à Paris –c’est toi qui nous ramène ce temps de merde ? », ni de « Bon retour chez toi ! –le soleil est revenu ! ». Comment ça ils ne sont pas sympas mes textos ? Oui, bon peut être pas très sympas, mais qui se vexe pour ça ?

Bref.

Dans la série retour de bâton, j’ai aussi envoyé un texto à l’Autre pour lui dire que j’étais de retour… –pas de réponse ; ainsi qu’un texto à ma cousine pour lui souhaiter son anniversaire. Pas de réponse, aucune, à croire que mon opérateur fait la grève des réponses à mes textos…

 

Depuis mon retour, j’ai l’impression de flotter au-dessus de ma vie. Un peu comme si je contemplais ce qu’est ma vie sans vraiment en faire partie, un peu comme spectatrice de mon film, un film connu, tourné et retourné cycliquement de manière infinie.

Depuis mon retour, mon doux mari emmène les enfants à l’école le matin –« reste au lit ma chérie, l fait froid », les enfants me font plein de câlins –alors que d’habitude c’est leur père qu’ils câlinent, moi je fais partie des meubles…

Depuis mon retour, je n’attends qu’une chose : repartir…

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