Machine à délirer

On a rendez vous. Je ne sais pas exactement où. On s’est juste donné un quartier. Un quartier que je ne connais pas bien, un quartier rive droite, comprenez moi, je n’ai pas pour habitude de traverser la Seine. Pourtant, pour lui, je vais le faire. Je prendrais le Pont Alexandre III, parce que j’aime bien ce pont et que ça me fait toujours plaisir de passer par là.
Je sais déjà que je serais en retard. Comment ne pas l’être à cette heure là ? Je sais déjà que je le biperai dès ma voiture garée. Pas envie de lui dire je suis à tel café. Pas envie de guetter assise au fond du café. Alors je lui dirais j’arrive… Je suis rue machin, rejoins moi. Je lui laisserai le choix du lieu. A cette heure là, ils servent encore des petits déjeuners à son hôtel ? Un lieu plus discret, plus cosy , plus intimiste.

Aujourd’hui, je voulais aller m’acheter un pull. Un pull en V. Dans une matière très douce. Un peu comme un cocon. Un truc qui rassure, un truc qui me rassure… Tiens… J’ai besoin d’être rassurée ? Sûrement. Peur de déraper. Peur de sauter l’infranchissable. Peur du désir qu’il va m’inspirer. On ne sextote pas innocemment sans… Quand il a confirmé le rendez vous, la semaine dernière, j’ai senti mon ventre se crisper, mes seins se tendre un peu. Ma bouche est devenue sèche. Un peu comme quand on a très envie…

Aujourd’hui, je n’ai pas pu aller m’acheter ce pull doudou : j’ai dû emmener mon petit garçon chez le médecin –mieux vaut aujourd’hui que demain… Et la maîtresse de mon grand était absente, je l’ai gardé à la maison. Impossible d’aller faire le moindre shopping désanxiolisant.
Aujourd’hui, je me suis juste contentée de limer mes ongles, crémer mes jambes, et discipliner mes cheveux. Ce qui ne sert à rien pour demain, surtout pour les cheveux. Demain, on verra bien. Demain, je ne sais même pas comment je vais m’habiller, demain.

Demain, on ira sûrement prendre un café, on discutera un peu. On aura peut être une envie qu’on dissimulera derrière un grand sourire et des yeux qui brillent, envie qu’on canalisera… Et voilà, ce sera fait. Et la machine à fantasmes s’emballera-t-elle ?

Je ne sais pas si tu lis mon blog… Je me censure du coup, pour pas paraître trop tarée…
En tous cas, quoi qu’il advienne, je suis très contente de te revoir. Je t’aime bien toi. Et j’aime beaucoup notre jolie relation. Quoi qu’il advienne.

Si non, un truc marrant ces jours ci : j’envoie des SMS à un inconnu. Il s’appelle Cedric, ou François… À moins que ce ne soit Claude ? En tous cas il faudra que je prenne le temps de lui envoyer ma recette du milkshake… Il faudra aussi qu’il m’en raconte un peu plus sur lui, je n’envoie pas mes recettes secrètes à n’importe qui (nain Porteki était le huitième nain de l’histoire de blanche neige… Il faudra que je vous raconte…)

Une réflexion sur “Machine à délirer

  1. « François »?
    Ca ne sent pas un peu le fromage?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :