La boucle — suite et peut être fin

Bon, deux mots sur la maison vue hier : elle est petite, moche de dehors, et le rdc mal agencé.
De plus le « petit couple qui l’a vue trois fois » va faire une proposition. Grand bien leur fasse, je leur la laisse !

Hier matin donc, mon GPS m’a conduite au joli patelin-bien-paumé-dans-les-bois-et-ultra-bourge. Garé en warning devant la grille du domaine contenant le lotissement, j’attends la nenette de l’agence qui est en retard. Normal. Quelques passant me fusillent du regard, me dévisagent ostentatoirement, limite s’ils ne relèvent pas la plaque de ma voiture… A croire que je suis dans une fourgonette qui s’est perdue sur le chemin du bois de Boulogne… Déjà, ambiance moyenne… Derrière les grilles bien hautes de la propriété, des maisons trop proches les unes des autres pour être vraiment sympas. Des maisons mitoyennes par le garage…
Dedans les grilles, je gare la voiture dans l’allée qui mène à la maison. Je pourrais serrer la main de mes voisins par dessus la haie. Je n’aime pas. Je n’ai rien contre Wisteria Lane, mais le Wisteria Lane à la française est étriqué.
L’intérieur de la maison est banal, petit, enfin moins grand que chez nous. J’ai du mal à faire semblant d’être vraiment intéressée. Le jardin aussi est petit, même s’il ouvre sur le parc du château, avec piscine entretenue par un régisseur…
Non, niet… Pas de coup de cœur. Dommage, on trouvait le principe sympas… Mais on imaginais les maisons plus grandes, plus espacée, les jardins plus vastes, les voisins moins proches… Bref, non.
La nana de l’agence ? Oui, je la verrais bien suceuse. Le genre pétasse bourge de banlieue. De celles qui vont toutes chez le même coiffeur et qui se retrouvent toutes avec le même blond méché numéro 3004 de l’Oreal… Parce qu’elle valent toutes la même chose. Pas ma came, je file…

Je file faire les soldes, la der des dères. Je fouille dans les bacs de sous vêtements, trouve un joli ensemble Chantal Thomass, pile ma taille. Une chance que d’avoir de gros seins… Il reste souvent ma taille, même à la fin. Je prends des chaussettes aussi. Les miennes sont régulièrement mangées par le lave linge, je ne sais pas pourquoi, faudrait qu’on m’explique.
Je tourne un peu dans la nouvelle collection. Pas trop d’envies… Il fait encore trop froid dehors…

Plus tard, il m’envoie un SMS pour confirmer le café de mardi matin. Ça tombe bien, je me disais justement qu’il faudrait que je le fasse. Il me devance, tant mieux. Alors la machine à cogiter se met en route : comment je vais m’habiller mardi ? Quel message envoient mes fringues, quel message veux-je envoyer ? Encore un prétexte à me lancer dans le quête effrénée du parfait petit pull marine…. Encore un prétexte au shopping…

Il y’a quelques années, à chaque fois que je déjeunais avec l’autre, j’allais m’acheter une fringue… Un top, une écharpe, une paire de pompes…. Que des fringues que je n’ai mises qu’une fois… Que des pompes aux talons trop hauts, des tops trop décolletés… Comme si j’avais besoin d’une nouvelle sape pour être un peu une autre, une autre que je n’assumais pas.
Pour mardi… On verra… Je vais sûrement opter pour quelque chose qui est déjà dans mon dressing depuis longtemps, des fringues dans lesquelles je me sens bien, je me sens moi. C’est une relation beaucoup plus saine et simple.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :