Alone

Je m’étais endormie. La tête dans les bras.
Sentant venir la fatigue, le poids des paupières, j’avais mis mon portable à sonner.
Vingt minutes, pas plus…
Juste le temps de laisser partir ma tête, oublier mon corps.
Juste le temps de laisser dériver mes pensées. Oublier mes questions.
J’étais avec lui, et lui, et lui aussi.
Comme dans un cocon irréel, comme dans du coton. J’avais un peu froid, c’est le corps qui lâche prise. Pour un peu, je me serais vue baver dans mon sommeil.
Et un bref coup de sonnette m’a tirée de ces bras, m’a tirée de ces pensées.
D’un bond, à moitié endormie, j’ai ouvert à l’interphone, retourné mon sac pour trouver la clé. Secondes interminablables, palpitant à trois mille.
Il n’y avait rien à signer, juste saisir le paquet, refermer la porte, le poser sur la table, m’allonger, et essayer d’éteindre mon cœur.

Bonne année à toi qui passe.
Les SMS sont des esclaves.

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