Ask

« Ask.fm est un réseau social avec lequel les utilisateurs peuvent recevoir des questions de la part d’autres utilisateurs identifiés ou d’utilisateurs anonymes. Le site a ouvert le 16 juin 2010. Il compte environ 60 millions d’utilisateurs. »
Source Wikipédia

Impossible de passer à travers de l’info : une adolescente s’est suicidée, harcelée par ses contacts Ask… Un adolescent témoigné des insultes reçues de la part d’illustres inconnus anonymes…
Ask, c’est le mal.

Alors, je m’interroge. Et comme je suis une petite curieuse, je vais voir le site. Un pseudo, un mail et me voilà prête à répondre à des questions…
« Qu’est ce qui te déplaît les plus? » « Qu’elle est ta plus grande valeur ? »
Les questions sont notoirement traduites de l’anglais mot à mot. Réponses bidon ou humoristiques. Quelques minutes plus tard, j’ai répondu à six questions, et j’ai déjà deux personnes qui aiment mes réponses. Chouette, je vais avoir plein d’amis !
Je vais voir mes nouveaux amis, ils sont à peine pubères. « T’as eu bon à ton DST de math ? », il ne me répond pas, il a dû foirer à la deuxième question…
Je traîne encore un peu sur le site, je m’y ennuie. Déconnexion, bye !

Ask, c’est comme partout. Il y a des méchant et des gentils (oui, dans le Pays de Candy aussi), il y a des fort et des faibles, des ados bien dans leur peau, et d’autres pour qui c’est plus dur.
Mais on ne me fera pas croire que c’est très différent de la vraie vie.
Il a bon dos le site.
Encore du buzz bon marché.
Exit.

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Faites vos jeux…

Faites vos jeux…. Rien ne va plus !
Je suis en roue libre, un peu comme cette roulette de casino, comme cette table qui tourne à La Boule, un peu comme le barillet de ce pistolet….

J’ai fait un rêve débile l’autre soir. J’ai rêvé de l’autre con-con. Cauchemar ? Non, même pas. Hilare plutôt. Il me tendait un vieux livre, avec beaucoup d’illustrations, de gravures. Ça racontait l’histoire du mec qui se fait mener en bateau par une nana. Son histoire.
Je le parcourrais rapidement, et je riais intérieurement au souvenir des moults rebondissements rocambolesques. Comment peut-on être aussi con ?
Pourquoi ce rêve ? Alors que ça fait plus d’un an que j’ai coupé les ponts ?
Peut être parce qu’hier j’ai fait le ménage dans ma boîte mail, et qu’à une époque on s’échangeait cinquante mails par jours. Chronophage…. Quelle inutile perte de temps, quel profiteur d’autrui ! Quel manipulateur !
Finalement, l’histoire est toujours celle de l’arroseur arrosé.

Sujet suivant.
Je voulais en parler, puis ça m’est sorti de l’esprit. C’est dire à quel point j’y ai accordé de l’importance…
Pourtant j’en parle, parce que ça m’intrigue quand même.
Il y a une dizaine de jours (déjà !!), coup de fil de l’Ex. Un vendredi aprèm, vers 16h…
« Ça va ? Tu fais quoi là ?
– bin je bosse… Pourquoi ?
– ha… Parce que je voulais te proposer qu’on aille prendre un café.
– [plop!] … Ha… C’est gentil, mais là tu vois, je vais pas tarder à aller chercher mes enfants à l’école, et un aller retour à Paris me semble complètement impossible.
– ha ok…
Il n’a l’air qu’à moitié déçu.
– un autre jour, lundi si tu veux…
– lundi, je vais pas pouvoir, là c’est parce que je viens de laisser ma copine au boulot et que j’ai pris ma journée…
Nous y voilà ! Il est là le message à me faire passer : La Copine ! Lol !
Je continue, indifférente :
– ha ok… Bah tant pis, une autre fois… Et si non, ton petit garçon est bien rentré ?
– oui, oui !
– en CM2, c’est ça ?
– non en CM1, il redouble…
-ha ok… (Pas étonnant vu le contexte familial !…) C’est vrai que le CM1 c’est important, c’est les bases pour la 6eme…
On dirait qu’il en est un peu gêné, il ne voulait pas s’embarquer sur ce terrain…
La conversation badine encore deux ou trois minutes, puis il l’abrège sur un « on se rappelle ».
Tu parles Marcel ! On se rappèlera dans six mois….
C’est étrange ces contacts. Comme s’il ne pouvait pas lâcher.
L’Ex, il n’était pas compatible an 2000. Donc, ça c’est arrêté en décembre 1999…
Treize ans.
Il a repris contact vers 2006 ou 2007. C’est facile, je n’ai jamais changé de 06 ! Et Google me repère facilement… Il a repris contact, mais on ne s’est jamais revus. C’est lui qui a toujours biaisé. Étrange. Et pourtant il continue à garder le contact. Et ce malgré de multiples engueulades au téléphone, des messages définitifs par SMS, des mails incendiaires… Au bout du compte, il reprend toujours contact… Étrange.

Alors je nage. Au sens propre comme au sens figuré. Je nage entre deux eaux, profitant de l’instant, profitant de ce soleil qui me caresse le dos comme j’écris. Je suis en roue libre, au jour le jour. Comme cette roulette qui tourne sans savoir où est çe que la boulette va s’arrêter.
Fête vos je.
Rien ne va plus.
(Et au fond de ma tête, une pensée pour Him qui me comprend)

Complainte de bourge

Gris.
Gris, voilà ce qui me vient à l’esprit en ouvrant cette page, en regardant le ciel, aussi. Gris et morose.
Morose, comme mon compte en banque. Morose, comme le devis du menuisier…
Morose…

Putain, ce que ça coûte cher trois fenêtres !
Retaper mes vieilles pierres est un gouffre. Un gouffre de plus en plus béant, à chaque nouveau devis, à chaque nouvelle surprise…
Et pourtant, comme souvent dans des cas là, c’était : y aller, ou tout laisser tomber. Au sens propre comme au figuré.

Pourtant, j’était tellement heureuse cet été de ces hommes sur le toit, de ces bruits de scie, de taille de pierres, de nacelle qui monte et qui descend… Sur place, voir l’avancement des travaux permet de faire passer la pilule de la douloureuse… De loin… On voudrait être là bas…. Voir.

Ça va être bien, ça va être bien, répète ma tête…
Ça va être bien, ce boulet de résidence secondaire, qu’il faudra entretenir à vie…
Ça va être bien… de s’obliger à toujours aller là bas, puisqu’on a ça, et que de toutes façons, on n’aura plus assez de sous pour aller ailleurs…
Ça va être bien….

Et pourtant, jamais je n’aurais pu laisser tomber. Tourner le dos et continuer à avancer…sans me retourner. Apatride, sans terre, sans racines…

Problèmes de riches tout ça…
De pauvres riches…
De moins en moins riches, de plus en plus pauvres, et de plus en plus incompris…
Quand je pense que bientôt il faudra payer des impôts sur la maison qu’on habite, juste parce qu’on n’a plus à la payer, et que c’est quand même pas juste de vivre quelque part sans avoir à rembourser l’emprunt qui à servi à y habiter…

Il faut que je demande des sous à mon éditeur… Comprenez, il faut que j’assure ma Ferrari…