Archives Mensuelles: juillet 2013

Rien

Les vacances, c’est rien. Rien, ne rien faire du tout, pas d’impératif, rien. Juste rester allongée au soleil ou à l’ombre et prendre conscience de ce vide.
Ce vide qui permet de divaguer, d’imaginer, de s’évader.
« Qu’as tu fait aujourd’hui ? « me demande l’ami des pays arabes. Rien.
J’ai nagé ce matin, j’ai enfin compris un truc en dos crawlé (oui, une quête depuis des années) et après, j’ai transat-piscine. Mais comme il ne faisait pas assez chaud, je suis montée faire une sieste –et accessoirement papoter par SMS avec un drôle de pote.
« Quelle activité ! » S’exclame l’ami DPA (des pays arabes, NDLR)
– ha si… J’ai aussi fait de la confiture d’abricots !
– tu sais faire ça ?
– ….(Et plein d’autres choses, si tu savais…) bin oui ! Et le jour d’avant j’ai fait de la confiture de fraises, et celui encore avant de la confiture d’oranges…
– je ne savais pas que tu mangeais de la confiture..
– (il y a tant de choses que tu ne sais pas de moi…) j’en mange … un pot par an… Mais j’en fait pour en donner…
Puis la discussion s’est évadée vers des souvenirs d’enfance, des potins de village, les anciens, les nouveaux.
« Il n’y a que toi en qui j’ai pleinement confiance… Je sais que tu ne me feras jamais de mal et que tu seras toujours bienveillant… » Touched dans le mille !
– je serais là bas vendredi soir, tard… Mais je ne passerai pas le soir, tard.
– viens samedi matin pour le café…
– oui.

C’est compliqué ces amitiés d’enfance. Basées autant sur des souvenirs que sur le présent. Portée par les souvenirs. Avec lui, je me permets tout. J’oublie que vingt ans séparent les enfants que nous étions des adultes que nous sommes devenus. Il ne faudrait pas que nos jeux ne soient plus aussi innocents… Ou pas.

Ou pas ?

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Les lézards, ils vont prendre cher

Mais qu’est ce qu’il a ce chat à gratouiller mes chaussures sous la table ? Bon d’accord, elles n’ont rien à faire seules sous la table, mais mes pieds ont retrouvé leurs tongs.
Il gratte, il fouille, il s’agace. Quelque chose bouge sous la table. Non ce n’est pas une feuille, ni une souris, mais un petit bout de lézard… Un petit bout : un corps, quatre pattes, un trognon de queue. Le chat a amputé le lézard de sa queue. Mais la bête bouge encore. De toutes façons, ça repousse la queue des lézards.
Pauvre bête. Qu’est-il venu se perdre à l’intérieur de la maison ? A moins que le chat ne l’ait attapé dehors et soit venu m’apporter son offrande.
« C’est bien mon chaton, mais maintenant tu le laisses tranquille ». Je chasse le chat qui s’en va penaud, se retournant à chaque pas qui l’éloigne de son jeu cruel. Je prends une serviette en papier pour attraper le bout de lézard et le pose sur le rebord de la fenêtre, mi ombre mi soleil. J’ai l’impression qu’il souffle, et enfin s’apaise. Immobile.
J’ai détourné mon regard quelques minutes, quand je reviens à lui, il n’est plus là, parti vers de nouvelles aventures.
C’est l’été.

Edit du soir : en fait il parait que ça ne repousse pas du tout les queues des lézards, c’est un pure mythe. De plus il parait encore, que les lézards sont poison pour les chats.

Edit du soir bis : le correcteur automatique de la tablette, c’est la loose… Pardon à ceux qui ont tenté de lire la version non relue de ce texte incohérent…

C’est l’été, et surtout, c’est les vacances… On ne se relit pas !…

Transhumance

– tiens, prends ça m’a dit mon mari avant de partir.
Et il a branché un petit boîtier noir sur l’allume cigare. Un mini écran, en dessous, écrit « coyote ».
Quiconque suivait dans son enfance « bip bip le coyote » va immédiatement savoir où je veux en venir…
Bip bip, il bipe tout le temps. Il bipe quand on va trop vite, il bipe quand il y a un radar, il bip quand il peut y en avoir, il bipe quand il pose une question, il bipe quand on y répond et aussi quand on n’y répond pas. Je crois même qu’il bipe quand on croise des gens qui ont un coyote dans leur voiture… Comme ça, pas de risque de s’endormir… Mais pas forcément pas de risque de ne pas se faire flasher…. Du coup j’ai roulé de façon a ce qu’il ne bipe pas, levant le pied des le moindre bip, au détriment de mon attention aux autres…. Oui, parce que doubler quelqu’un qui roule à 127km/h sans dépasser le 135 (si non bip !) bin ça peut prendre quelques minutes…. Et légèrement agasser le mec derrière qui lui a trouvé le moyen d’éteindre les bips des qu’il roule trop vite…

Bref, on a fini par arriver. Et curieusement, j’ai plutôt mis moins de temps que d’hab. Moi qui pensais rouler comme une tarée à plus de 150, il s’avère que je roule assez peu a 150 au final. Juste pour doubler et m’éloigner de la densité. Le reste du temps, je suis plutôt a 127… Voire moins vite.

Donc voilà. La route, c’est fait. La maison tient toujours debout malgré un hiver assez rigoureux dans le coin. Il n’y à plus qu’à mettre tout ça en route.
Pour le moment, je n’arrive pas à avoir de l’eau chaude sans chauffer l’ensemble des radiateurs de la maison… (Merci la chaudière époque quatrième répu…) mais a-t-on vraiment besoin d’eau chaude ? Et je n’ai plus d’électricité dans ma chambre (donc plus de téléphone, plus d’Internet, plus de brushing….) mais a-t-on vraiment besoin d’être brushée ?… Mon mari arrive ce week end, il va sûrement tout résoudre, et je vais pouvoir poster ça !