To be or not to be…

Il faudrait arrêter de dire « j’ai » et passer à « je suis ».
Je dis bien trop souvent « j’ai… une nouvelle paire de pompes, un nouveau sac, deux enfants formidables qui m’exaspèrent parfois, des tonnes de fringues, des kilos en trop… », « j’ai un boulot plein de responsabilités, j’ai un budget de xxx et j’ai dix gars qui bossent pour moi »… Lol !
Alors que je devrais plutôt dire :  » je suis addict aux pompes et ne peux résister a l’appel d’un nouveau sac. »,  » je suis une mère excédée. Parfois », « je suis une collectionneuse… Pas seulement de fringues, j’aime le cumul, j’aime l’excès », « je suis obèse ». « Je suis un bon (bonne) manager, je suis quelqu’un de confiance… »
A partir du moment où on arrive a poser des mots sur qui on est, on peut envisager de changer des choses… Ou pas. Valoriser ce qui peut l’être, corriger ce que je ne veux plus être.
Facile à dire. Psychologie de magasine féminin…

Parfois, je ne demande ce que je serais quand mon job de mère ne sera plus d’aussi grande actualité qu’aujourd’hui. Mes enfants grandissent, mûrissent, sont de plus en plus faciles à gérer. A matériellement gérer. Autonomie. Et j’adore cette période où on est très complices, et où je suis encore leur exemple à suivre. Je profite du moment car je sais qu’un jour prochain tout va basculer. Merci l’adolescence !
Autour de moi, mes copines se débattent avec leurs ados. Je n’ai pas hâte ! Je n’ai pas hâte.

J’ai tout ce qu’il me faut.
Je SUIS bien.

(Purée, j’ai encore zappé de vous parler de Siegfried …)

5 réflexions sur “To be or not to be…

  1. Cristophe dit :

    Il y a aussi des tas d’adolescences qui se passent sans heurts, il n’y a pas toujours ce qu’on appelle « crise d’adolescence ». Je me demande même si parfois on ne va pas un peu vite à qualifier de « crise », une petite anicroche et hop c’est la crise !

    • Judie K dit :

      Autour de moi, quand je parle du passage de l’adolescence, personne n’en garde un bon souvenir. Comme un combat dont on essaie de sortir sans trop de séquelles. Adolescence qui se passe sans heurt ? Peut être en apparence. Mais parmi les personnes que je connais aucune ne me parle d’une douce et quiète période.

      C’est une crise salutaire paraît-il, ceux qui ne l’ont pas fait passent avec pertes et fracas une jolie crise de la quarantaine. On peut toutefois aussi cumuler les 2.

      • M'é dit :

        Ha… D’où ma crise de la quarantaine….
        Enfin de là à parler de pertes et fracas, pour ma part tout est plutôt géré ^^

        En fait, ados, je pensais plutôt a l’adolescence à venir des mes enfants… qui ont parfois des comportements qui présagent de l’avenir, et qui me font grincer des dents🙂

  2. Cristophe dit :

    « Manifestement, à l’adolescence de leurs enfants, les parents ont tendance à avoir un comportement excessif. »
    Martin Page dans « Plus tard je serai moi », éditions du Rouergue.

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