En mode deshibernation

Ça y est, c’est le printemps ! Et ce n’est ni le soleil qui me fait de l’œil (certes a travers la vitre) ni les abeilles de l’apiculteur voisin qui sont de sortie, qui vont me contredire.
Ça y est, enfin j’ai l’impression de sortir de ce long hiver.
Alors, certes, je ne me suis pas encore desengluée de ma parka doudoune, ni de mes bottes, mais les envies de me dévêtir sont là.
D’abord, j’ai envié d’une robe en dentelle, blanche tant qu’à faire… Le truc bien estival à enfiler sur un maillot de bain en vacances… Le truc qu’on passe par dessus la tête pour aller manger une l’ace au village à côté, le truc qui s’enlève en un tour de main aussi pour piquer une tête…
Évidemment, je suis loin du graal… Mais ce n’est que le début de ma quête. Il faut savoir se fixer des objectifs dès le début des nouvelles collections, si non on finit par porter les mêmes vieilleries que l’an dernier sans même avoir savouré le beau temps avant l’heure.
Il est bien connu, que cinquante pour cent des vacances consistent en des préparatifs, et qu’à d on fait mentalement sa valise, on est déjà en train de se projeter sur la place de sable blanc… Un mois d’essayer es de maillots et de projection, une semaine de vacances sur la dite plage, et une semaine pour se remettre du jet l’âge et défaire sa valise : voilà comment avoir l’impression de partir un mois et demi !
Un mois et demi, c’est d’ailleurs le temps qui reste avant nos prochaines vacances au soleil cette fois ci. Il faut varier les plaisirs, varions les continents… Non, n’allez pas croire, qu’il n’y avait pas de soleil dans l’hémisphère sud lors de mes dernières vacances, mais l’été austral en Patagonie n’est pas un modèle de canicule, voyez… 18 ou 20 degrés, et estimez vous heureux s’il n’y a pas de vent !
Enfin, je dis ça, mais j’aime ce climat…

Les beaux jours à venir donc…
Le jardin qui se prépare à recevoir les cloches (et par là même, mes beaux parents) (n’allez pas imaginer que je fait l´amalgame cloches-beaux parents… Quand même … ^^), la terrasse est enfin terminée, et les pots n’attendent que les plantes à mettre dedans. (800 litres de terre… Merci les pots !) quand je disais que je cultivais mon jardin ! D’ailleurs à propos de plantes, je suis en pleine tergiversations sur ce qu’il faut planter dans ces grand pots hauts… À l’ombre, en plus. J’aime les fleurs blanche, et les herbes folles, il faudrait aussi que ça grimpe un peu, et surtout que ce soit facile à entretenir… Rustique quoi. Et que ça ne se vexe pas si on oublie un peu de les arroser… Des idées ?
Insoluble équation…
Tiens à propos d’équations, cette nuit, j’essayais de résoudre un problème de mécanique ou d’électricité, je ne sais plus bien. Je ne me souvenais plus des formules mais on avait droit aux docs et au bouquins… Sauf que j’étais tellement perdue, que même avec les formules sous les yeux, je n’arrivais pas a trouver ce qu’il fallait mettre pour remplacer dans l’application numérique… Je en sais pas comment, mon rêve a muté, et les inconnus du problème se sont mués en Bambi qui observe des fourmis qui contournent des pains au chocolats pour gagner du temps dans le fille d’attente… Je nageais en plein processus stochastiques, et je n’arrivais pas a retrouver les bonnes formules… Cauchemar !
Voilà, c’est l’effet qu’à le printemps sur moi : ça m’angoisse… C’est accuse du bac, et des concours…
Bah oui, un rien traumatisée…
Aller pour me détendre, je vais faire mentalement ma valise de vacances et fantasmer sur la petite robe en dentelle…
(La prochaine fois, il faudra que je vous parle de Siegfried, et comment il m’a tuer. Le rapport ? La valise mentale… Mais je ne vais pas vous donner la fin de l’histoire avant d’avoir commencé !)

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Mad world

J’avais une chanson qui me trottait dans la tête. Une musique entêtante qui ne me permettait pas de retrouver suffisamment de mots dans les paroles pour googleliser les lyrics… Toute la nuit, toute la matinée… et puis à force de répéter les motos se sont suivis, jusqu’à former le refrain. Mad World. Mad me… depuis je me la passe en boucle. Pas la version de Tears for Fears qui a un peu vieilli… rhaa le son de nineties… mais la version de Gary Jules…
Ce matin, j’ai menti. J’ai prétendu une panne de ma voiture pour sécher le kiné. Marre de courir dans la circulation matinale pour aller souffrir pour mon bien. Du coup, petit thé avec ma voisine, puis courses de saison : jardinerie..
Notre terrasse prend forme, et les grands pots carrés la structurent de façon assez moderne. On va peut-être réussir à avoir une terrasse qui aura l’air moderne et japonisante… Zen. Par opposition au jardin qui est un joyeux fouillis de tout ce qui peut pousser sans trop d’entretien.

Il faut cultiver son jardin.

Je crève de sommeil…

Ha oui, j’ai bien fait ma maline cette nuit à ne pas avoir envie de dormir à 2h du mat’…
Jet lag…
Autant dans le sens Europe –Amérique, il passe bien, autant au retour, dur dur pendant deux, trois jours… Quand mon réveil sonne à 7h, il me réveille en sursaut à 3 heures du mat heure de là-bas…
Je suis somnambule. Et émotive au possible. Le simple mail d’un ami distant fait monter de l’eau aux yeux.

Je crois que je suis heureuse. Quand je compare ma vie d’aujourd’hui à celle de l’an dernier ou à celle de l’année d’avant, je me trouve mieux. Sereine, heureuse. Ca tient à peu de choses en fait. Les enfants grandissent, murissent, c’est plus facile. Plus facile aussi avec mon homme. Nous sommes plus complice après un passage un peu à vide. Tout se passe mieux. J’assume qui je suis et ce que je suis. Je m’éclate dans mes activités, je suis bien.
Il tient parfois à peu de choses de réaliser que tout va bien, que je n’ai besoin de rien ni de personne d’autre que ceux qui m’entourent déjà.
J’ai repris contact avec quelques amis aussi. Je les sais toujours présents, même si un temps passe sans qu’on se donne de nouvelles, je sais qu’ils sont toujours là, prêts à répondre « présent ! ». C’est bon de constater ça.
Je m’étais perdue un temps. Je me retrouve. Et je suis bien. Même si je crève de sommeil…

Mes amis sont là pour moi, et je suis là pour eux.
Hier, j’ai pris un thé avec une amie qui a passé des vacances un peu compliquées côté famille. Je lui avait ramené un petit souvenir de mon voyage. « ça me fait super plaisir, m’a-t-elle dit, d’autant plus que j’ai passé des vacances de merde, e là c’est le seul truc cool qui m’arrive depuis quinze jours ! ». C’est idiot, mais ça m’a encore fait plus chaud au cœur que de tomber au bon moment. C’est mon côté philanthrope….