Archives Mensuelles: décembre 2012

Le père Noel

pere noelComment en trois liens, je retombe sur les commentaires de l’Autre. Que le monde des blogs est petit. Et gênant à la fois. J’aurais bien laissé un commentaire chez X, mais Y y  commente, et Z la lie…

Après on se demande d’où vient ma méfiance, ma paranoïa. On lit toujours le même type de personnes que l’on apprécie. Les années passent, les blogs évoluent, mais les adresses restent les mêmes… Et oui, je lisais ce type il y a longtemps, et qu’est-elle devenue ? pffft ! Long story short.

 

Ça s’est produit alors que je cherchais mes clés au fond de mon sac, dans la pénombre du parking (il faudra que je demande à mon doux amour de réparer le détecteur de mouvements qui allume la lumière, on y voit comme dans le trou du cul d’un black –oui, « nègre », faut se méfier, y’en a des qui ont été traités de racistes pour moins que ça, tout se perd dans la belle langue française, et moi je m’égare.

Ca s’est donc passé pendant que je leur tournais le dos. De sa petite voix posée, mon grand a posé sa question murement réfléchie : « maman, est ce que le Père Noel, il existe ? »

–          ha, heu… comment dire… attends, on monte, on va en discuter calmement.

Le neurone turbine à toute allure, j’ai 15 marches à monter pour décider si je lâche la vérité, ou si je lui soutiens les yeux dans les yeux que « bien sûr qu’il existe ! » (et que la marmotte, elle met le papier autour du chocolat… J’ai pas envie de lui mentir, pas envie non plus de casser ses rêves d’enfant de huit ans. Il y avait del’espoir et du desespoir dans sa question…

–          alors, on commence par gouter ou on parle du père Noel ?

–          On parle du père Noel s’il te plait !

–          Ok venez vous assoir à coté de moi sur le canapé…

Alors, le père Noel… (ils sont pendus à mes lèves, et moi je ne sais toujours pas ce que je vais leur raconter…) Donc, le père Noel… On ne peut pas dire à proprement parler qu’il n’existe pas. (si c’est pas de la tournure de phrase qui embrouille ça !). En fait, je n’ai pas enve de vous parler du père Noel qui existe ou pas. Je vais plustot vous parler de la « magie de Noel »… La magie de Noel, c’est ce petit truc inexplicale qui fait qu’on a envie d’offrir des cadeaux aux gens qu’on aime, cette magie s’appelle aussi le Père Noel. Voyez ?

–          Pas bien non…

–          (oui, je m’en doute, et c’ets un peu le but…) Dis moi mon cœur, to, est ce que tu as envie d’y croire au Père Noel ?

–          (les yeux de mon grand s’embrouillent et se noient de larmes prêtes à couler) Bin, moi j’ai envie d’y croire, mais tous les autres de ma classe, ils disent qu’il n’existe pas !

–          (il y a de la colère, et du reproche dans sa voix) Mon chéri… si toi, tu as envie d’y croire, alors il existe ! Tu as le droit de croire au père Noel, et c’est très chouette d’y croire, c’est un peu comme croire à de la magie, et la magie ça embelli la vie ! (triple loop’ piqué !)

–          …

–          Mon chéri, Noel, c’est le moment où on dit je t’aime à ceux qu’on aime, et pour ça on offre de l’amour et des cadeaux. C’est ça le père Noel.

 

–          De toutes façons –dit mon petit, moi j’y crois ! (là-dessus, il se lève et part jouer dans sa chambre)

Mon grand s’est blotti dans mes bras, il ne pleure plus, mais a besoin d’un gros câlin. Je sens bien que c’est la révolution dans sa tête, et que si le père noël s’écroule, il entraine avec lui, le lapin de pâques et la petite souris… et tout un tas de jolies histoires qu’on lui raconte depuis qu’il a de la mémoire.

Aujourd’hui, apprentissage de la foi.

Next…

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Vrac (N1)

luxe calme et voluptéOui, c’est souvent en vrac, mais dans un esprit d’ordre (calme et volupté, sorry Monsieur Matisse, j’ai laissé le luxe de côté, nous somme en temps de crise non ?) Dans un esprit d’ordre donc, je commence à numéroter mes vracs… Si ce n’est le début de l’organisation, je ne sais ce que c’est.

Les devoirs : ils devraient être interdits. Quoi ? ils le sont ? dans les textes ? En voilà un texte qui est bien mal appliqué… Mes gamins croulent sous les devoirs : auto-dictées, mots invariables, conjugaisons, leçon de géo… Mais comment font les parents qui ne sont aps présents pour veiller à tout ça ? u delà de l’accroissement des inégalités qu’induisent la bonne réalisation de ces (maudits) devoirs (qui nous pourrissent bien la vie) (surtout l’auto-dictée pour le lundi qui flingue le week end, et la poésie pour jeudi à caler parmi les activités du mercredi), j’ai vraiment l’impression que les maitresses sous-traitent les apprentissages aux parents. Les leçons sont survolées en classe, tout est à reprendre à la maison… J’ai parfois envie de m’en foutre, de me dire qu’elle n’aura qu’à les prendre en « soutien », la maîtresse et ré-expliquer ce qu’elle n’a pas su faire passer à 30 gamins un peu excités. Après tout, c’est juste un peu son job. Le truc, c’est aussi, qu’après tout, c’est juste un peu de mon gamin qu’il s’agit. Alors, je m’y colle. Les nerf à fleur de peau, je la maudis (et lui prépare des muffins aux piments pour noël)

L’autre jour, je me suis choppé la crève du siècle. Celle qui consomme un paquet de kleenex à l’heure. Elle doit d’ailleurs être sponso par Kleenex, ou Lotus… Le nez à vif, les yeux qui pleurent, les lèvres sèches. L’énergie d’un escargot asthmatique… Seule envie de me rouler dans la couette, au fond de mon lit. Mais il y a les enfants, et leurs activités, courir, courir…  Courir, et en courant, je ne sais comment, j’ai glissé dans les escaliers, dehors. Ceux qui ne sont jamais nettoyés. Ceux qui, si on avait été dans un dessin animé de Tex Avery auraient été enduits d’huile pour faire patiner le méchant en marche arrière… En fait de patinage, c’est moi qui ai pratiqué le retro patinage dans l’escalier. Quatre marches plus bas, je ne sais pas comment j’ai réussi à m’arrêter, je me relève péniblement. J’ai le dos en compoté, et très mal aux fesses… Depuis, j’ai d mal à passer de la position assise à debout, à couchée… Coccyx cassé ? May be… De toutes façons, ça ne se plâtre pas les fesses… alors à quoi bon s’énerver ? Il faut juste avoir les bons anti douleur…

Bref, petite forme en ce moment. Vivement l’air de la montagne !

Initiés

Oui, c’est bien ce que je disais, mon humeur n’est compréhensible qu’aux initiés, et encore, qui détient l’ensemble des clés ? Nul en ce virtuel. Des bribes, juste des bribes de ce que vous voulez percevoir, de ce que je veux montrer, au final, une auberge espagnole où chacun en retire ce qu’il veut et grand ben lui fasse.

Oui, la vraie vie est ailleurs, ailleurs que sur la toile, avec des vrais gens qui ont la peau douce et tiède, qui sont mal peignés et qui ont de vraies odeurs… Mais je ne veux pas nier que de l’autre côté de l’écran existent des gens que je peux imaginer comme je veux. De qui je prends ce qui m’arrange, en jetant le reste ou pas. Certains me donnent envie d’en savoir plus, d’autres pas. Certains, rares, m’ont donné envie de les faire passer de l’autre côté de l’écran. Certains sont devenus amis, un temps, d’autres pas.

Le réel et le virtuel se mélangent au gré de mes envies squizophrènes. Rencontres éphémères, réelles ou imaginaires, appelées à durer dans un espace-temps, et/ou à s’éteindre. Qu’importe ?

Il s’avère qu’il en est de même dans la vraie vie. Ce collègue croisé au cours d’une mission, avec qui on partage quelques repas, quelques sourires, voire quelques éclats de rire, n’est pas forcément appelé à rester dans le cercle restreint des proches. La mission passe, la vie nous bouge, les relations trépassent. Certaines subsistent, d’autres pas. Il en est de même sur la toile, comme dans la vie.

Qui n’a jamais travaillé avec des gens qu’il n’a jamais rencontré ? à l’autre bout du pays, ou à l’autre bout du monde ? Par mail ou téléphone, des sympathies se créent, se développent, parfois à tort, ou pas. Et alors ? y a-t-il une vraie différence avec ce qui peut se produire dans la blogoboule ? On a tous un point commun : l’envie d’écrire, le plaisir des mots à lire. Pourquoi n’y aurait-il pas de possibilité d’échange, d’étincelle, d’affinités ? voire d‘amitié ?

Je ne cherche rien (woué, j’ai rien perdu hahaha…) mais je ne suis pas fermée, je suis à l’écoute de ce qui m’entoure, de ce qui me touche, pas en quête, juste à l’écoute. Pour ne pas passer à côté de quelque chose de beau, d’intéressant, de quelque chose qui m’apportera une nouvelle perception des choses, qui me fera m’interroger. Sur la toile, comme dans la vie, j’aime un certain questionnement.

 

Enfin, et pour finir ce long soliloque, je rappelle que ceci est Mon Blog, et de ce fait mon espace de liberté d’expression. Si ce que j’écris ne vous convient pas, regardez, en haut à droite, cette petite croix rouge, pointez y donc votre souris… voyez ? et hop Cliquez ! Voyez ? vous n’êtes plus là !