OMG / OMFG

Je vais bien, je vais très bien même. C’est ce que j’ai marqué dans le petit texto envoyé ce matin à un ami même plus virtuel. J’adore ce mec. Point, je n’en dis point d’avantage, s’il a le temps de me lire, il va rougir, il va rugir.

Je vais bien, je me sens bien, je me sens aimée, ma garde rapprochée à répondu présente sans même que j’ai besoin de la solliciter.
Hier mon ami d’enfance, celui qui vit chez les rois du pétrole, à appelé. Juste pour prendre de me nouvelles, un peu confus de ne pas m’en avoir donné depuis la fin de l’été. « Ne t’inquiètes pas, lui ai-je soufflé, je vais bien. Vraiment bien. » Il a entendu le sourire dans ma voix, j’ai senti ses yeux verts s’illuminer. « Quand viens tu ? », lui ai-je demandé.
– à la fin de l’année, pour Noël.
– flûte, on ne sera pas là…
– je reviens en mai…
– zut, on a prévu un voyage à cette période…
-…
– mais si tu passes à Paris… Même rapidement, fais moi signe.
– je note…
– je me libérerai pour toi, je le taquine, je sais que ça le fait rire maintenant.
Avec lui, on a du rattraper 20 ans en l’espace de trois étés. Maintenant nos liens ont repris une vitesse de croisière. C’est agréable. Plus de duel, plus de défis, juste se retrouver, comme si on ne s’était jamais quittés.

Hier soir, j’ai appelé l’Ex. Immédiatement après, confuse de cette pulsion, j’ai raccroché. Immédiatement après, il m’a rappelée. Et puis pour la première fois depuis que l’Ex à repris contact avec moi, il y a quatre ans, on a eu une conversation apaisée. Sa voix déjà, grave et calme, pausée. Pour une fois, il n’avait pas bu à huit heures du soir, pour une fois, il n’a pas vidé une bouteille pendant qu’on parlait. Pour une fois, conversation ouverte, bienveillante, sans arrière pensée. Je lui ai raconté ces derniers mois, pute et son fantôme qui m’a rappelée avant les vacances. Mon état d’esprit par rapport à tout celà, mon désarroi de m’être fourvoyé sur quelqu’un. Ma peine, ma peur aussi. Et puis il a réussi à me faire sourire, me faisant comprendre à quel point je n’avais pas besoin de ce genre de personnes. « Tu es belle M’é, tu es magnifique, tu n’as pas besoin d’être gentille avec n’importe qui pour que l’on t’aime ». Merde, il a raison. Je ferais n’importe quoi pour que l’on m’aime, je ferais n’importe quoi pour plaire. « Tu as besoin de séduire, pour te rassurer, mais tu n’as pas besoin de séduire, avec les yeux que tu as… Tu est brillante, belle… » Je rougis derrière le téléphone… Il l’entend. « Ne t’abîme pas M’é… » Pour un peu, j’aurais l’impression qu’il est encore amoureux. Notre histoire n’était pas Y2K-compatible –mouhahah, la pauvre blague d’informaticien ayant en son temps bossé sur un quelconque « projet an 2000 », finie en décembre 99, il y a prescription. « Si quelqu’un te fait du mal, je te promets M’é, que j’irai personnellement lui mettre la tannée, et que si ça ne lui suffit pas, je viendrais avec mes potes, tu sais que je suis une racaille ! » Il s’énerve tout seul à cette idée. « C’est une promesse M’é ! », je sais qu’il est sincère. »Ne t’inquiètes pas Mikl, je vais bien, tout va bien, ne fais pas de bêtises… Pas pour moi –chien fou ! » Je sais qu’il le ferait, je sais ce qu’il a déjà fait, mais là, tout va bien, je le calme tant bien que mal. Je souris de le reconnaître ainsi. Il a toujours été une sorte d’ange gardien, souvent maladroit, mais gardien quand même.
En raccrochant, il me dit : « envoie moi un texto, là, juste avant de t’endormir ». Je raccroche et contemple mon téléphone. Je réfléchis à tout ce qu’on s’est dit, puis mes doigts tapotent « Merci 🙂 » et je lui joins une photo de ma bouche lui soufflant un baiser. « Bonne nuit BB ». Je reste interloquée de sa réponse, mais je souris. Il fait référence au fait, que quand on se reverra, si on se revoit, il me verra toujours comme une petite fille, et pas comme la femme, la mère que je suis devenue.

Je m’endors en souriant. Apaisée par tout ces mots, apaisée par l’appel de mon ami d’enfance, apaisé par cet espèce d’amour inconditionnel de l’Ex, amour qui va bien au delà de nos vies actuelles et passées. Je sais qu’il sera toujours là quand j’aurais besoin de lui. Ces pensées me font chaud au cœur.

Ce matin, un coup de fil d’un éditeur, impatient. Pute ne l’a pas rappelé, il voudrait savoir pourquoi. Sur un coup de sang, je le rappelle et laisse un message incendiaire sur son répondeur. Plus tard, il me rappelle pour s’excuser. On prend rdv téléphonique. Je vais devoir lui expliquer, pourquoi pute ne le rappellera pas.

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2 réflexions au sujet de « OMG / OMFG »

  1. Il n ‘y a plus d’ex avec qui j’entretiens une relation, quelque chose est mort mais je n’en souffre pas, même si j’aurais préféré qu’une relation dure. Tant pis !

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