Billet de (mauvaise) humeur pour inicitiés

Je ne veux rien, ni personne, je suis un oursin aiguisé.

Curieuse période que ce moment.

 

Le feeling…

Ca me fait mal au cul, mais force est de constater que sans feeling, les relations ne se font pas.

J’avais un feeling avec l’Autre, un truc tacite, immédiat. Ce truc qui faisait que j’attendais avec impatience ces mails, que je me délectais de ces mots.

Ca me fait encore plus mal au cul de le reconnaitre, mais il y avait aussi un feeling avec Pikachu (pute pour les intimes), il me faisait rire, parfois de lui, souvent.

Il y a un feeling avec H. Une truc qui perdure, même si nos échanges sont devenus sporadiques.

Il y a aussi un truc avec l’Ex, avec qui on échange encore par moments.

Et puis, il y a  une flopée d’autres que j’oublie.

Je me souviens cet été de ce bloggeur qui avait maladroitement essayé d’entrer en contact sans accrocher mon attention. Qui  dans son débat désespéré avait fini par obtenir un peu de pitié de ma part (oui, il y en a qui ont de vraies vies de merde). Quelques mails, quelques SMS, voire même un ou deux coups de fils. Mais rien. Non je n’accrochais pas. Même s’il arrivait à me faire sourire parfois, ce n’était que furtif.

Sur le coup, j’ai pensé que cela venait de moi. D’une certaine indisponibilité, indisposition vis-à-vis d’autrui. Manque de temps, manque d’envie , manque d’engagement. Mais non. Manque de feeling, tout simplement. Il manque juste cette étincelle inexplicable qui lie les êtes et les choses, miracle ou poésie… (Merci maître cantor, ton étincelle, toujours présente, au vent)

Ça c’est reproduit. Récemment. A un moment, où j’avais justement envie d’une nouvelle aventure épistolaire, à un moment où j’avais envie de connaitre une nouvelle étincelle.

On a échangé quelques jours. Des mails, des photos, des lol. Enfin, moi des lol, lui ? je ne suis pas s’il est très lol-friendly. Impossible de lui donner un âge, de lui attribuer une génération.

« Vous mettez les gens dans des cases ». je n’ai pas répondu. C’est aussi ce que me disait Pikachu, ce besoin de cadre. La vérité blesse. Même si je me refuse à admettre cette assertion comme telle. Le fait que deux personne totalement différentes, sans aucun point commun entre eux en arrivent à la même conclusion (hâtive ?) me dérange.

J’ai envoyé bouler. Le plus gentiment possible. Tout en versant une larme idiote.

Pourquoi cette larme ? Parce que je ne suis pas dans un moment de grande réceptivité est que je me rends compte que je ne vais pas si bien que ce que je veux bien claironner ? Ou parce que j’ai du mal à admettre qu’il puisse y avoir incompatibilité entre être de bonne volonté ? Il ne suffit pas de vouloir faire quelque chose avec quelqu’un pour que ca se passe. Il faut aussi un brin de « magie »

Et ça m’énerve.

Ca m’énerve que l’on vienne me chercher dans ma tanière, et que ce « on » ne soit pas à la hauteur de ce qu’il propose. Ca m’énerve parce que j’ai envie de cette expérience. Ca m’énerve parce qu’on ne propose pas de mots creux en attendant que de l’autre autre chose que son propre reflet dans ce miroir aux alouettes.

Ca m’énerve surtout, parce qu’encore une fois, il faut bien constater que Disney nous a bien menti, ce gros enculé !

Oui, je suis de mauvaise humeur. Fuck Off !

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WTF

Choisir, c’est renoncer.
C’est André Gide qui avait dit ça….
Moi, je ne sais pas choisir. Entre deux sacs, deux paires de pompes, deux manteaux… Le choix est épouvantable. En choisir un revient a renoncer à l’autre. Deuil impossible, impossible renoncement.

Il n’y a rien de plus dévastateur dans un couple que de procéder à des travaux. Eternelle source de discorde, de balancement de fautes en travers de la gueule de l’autre. Ok corral, c’est l’heure des règlements de compte.
Hier, on nous posait enfin notre nouvelle cheminée. Ce qui aurait du être un moment de joies et d’excitation c’est transformé un moments de stress et d’engueulades.
On est maudits avec les travaux. Notre maison est bien, on ne devrait plus toucher à rien, et s’en souvenir.

Il y a quelques mois (oui, déjà !!) un mignon petit couple achèterait une cheminée pour son mignon pavillon de banlieue… Déjà l’idée générait du stress : fric à débourser –vive la crise, travaux à envisager… Mais une maison sans cheminée, n’est pas vraiment un foyer (ha, parce qu’une maison avec des trous dans les murs et le sol est une vraie maison ? …passons)
– je le sentais pas…
– je ne supporte pas les commerciaux de foire…
– mais l’étincelle dans le regard de mon homme me fait dangereusement céder…
– premier rdv de « faisabilité » : premier lapin de la part du « techos », le camion n’a pas demaré… ( ha… Et ton téléphone pour nous prévenir non plus ?)
– deuxième rdv avec le même guignol, qui arrive la clope au bec à huit heures du mat… Il me semble bien un peu lège dans son étude de faisabilité, mais je ne suis qu’une femme, blonde de surcroît, donc, je ne connais rien aux travaux, c’est bien connu.
– premier rdv pris por la pose de la cheminée convoitée… Décommandé quelques jours avant :  » tous les modèles de la gamme que vous avez choisi sont rappelé à l’usine pour un problème… Mais on reprend une date en priorité, ne vous inquiétez pas » . (note pour plus tard : activer tous les systèmes d’alarme et d’alerte, dès qu’un commercial vous dit « ne vous inquiétez pas »)
– deuxième rdv pour la pose. Je suis loin avec les enfants, et loin du chantier est le meilleur endroit où je puisse être… Mon homme prend sa dernière journée de congés pour encadrer la pose… Les poseurs ne viendront pas. Devinez : c’est le camion qui n.a pas démarré !
– troisième rdv pris, un samedi, pour compenser.. Hier matin donc.
Déjà, j.etais stressée. Comme une sale intuition, qu’ils ne viendraient pas, ou qu’il y aurait un truc… La pose dans la journée, je n’y croyais pas ne seconde et ce malgré tous les « ne vous inquiétez pas » du techos, « on fait toujours ça en un jour, vous vous rendez compte ? Si on devait y passe huit jours ? »
À neuf heures, ne voyant personne arriver, je commencer à me faite une raison : non, le camion, ou la cheminée, ou le poseur, il y aura forcément quelque chose… Quand on sonne à neuf heure vingt, j’en suis presque étonnée. Heureusement étonnée, je suis quand même bien médisante…
Je me terre dans ma chambre comme les coups de burin retentissent. Il faut casser le carrelage pour trouver l’arrivée d’air… Une dalle, deux dalles… Ils sont aveugles ou cons ? On leur a pourtant montré l’entrée du tuyau… C’est si difficile d’en trouver le bout ? Je commence à soupçonner une mauvaise volonté de leur part…. Finalement, avec les indications précises de mon mari, ils finissent par trouver… Bonjour les pros !
Quelques instants plus tard, j’entends des voix sur le palier « ha mais on ne va pas pouvoir monter sur le toit, on a pas ce qu’il faut, et puis il est pendu votre toit… » Bin woué, c’est un toit quoi, et vous c’est votre baptême de poseur de cheminée ? Je ferme les yeux, je sens le truc mal engagé, vraiment mal engagé…
Plus tard encore, mon mari monte :  » il y a un problème avec le cheminée  » ha ? « Une pièce abîmée, une pièce qui est l’une des premières à devoir être posée et qui se voit bien… » Voilà… Donc, CQFD, la cheminée ne sera pas finie aujourd’hui…
Plus tard encore, je descends voir la fameuse pièce abîmée, ça ne semble pas si grave, mais les types ne sont plus là. « Sont où les gars ? »
– partis chez Tout Faire Matériaux, chercher un truc qui leur manque.
– ???
Ils reviennent en effet une heure plus tard, il leur manquais quatre parpaings pour poser la cheminée dessus… Je commence à halluciner sur le manque de professionnalisme…
Plus tard encore, je dois filer, mes enfants ont un anniversaire… Grand bien nous fasse à tous, l’occasion de fuir les lieux, mon homme monte la garde.
En fait de garde, il ne la montera pas longtemps. À peine partie que les poseurs commencent à ranger leurs affaires pour se barrer…
« Mais comment ? Vous ne gainer pas la cheminée ? Avancer les plus possible ?
– ha bin non, monsieur, déjà qu’on est venu un samedi pour vous arranger, on a pas ce qu’il faut pour finir, alors on va pas y passer la journée !
– et votre bazar là, vous allez pas me laisser ça comme ça ?!
En fait si, ils comptai et bien l’assister le chantier comme ça, jusqu’au prochain rdv… Dans trois semaines… Sauf que la, c’est notre salon, de notre maison, on vit là, avec des enfants, qui pourraient se blesser…
Je suis le truc par SMS, mon mari est furax, et moi fataliste. Je savais bien que ce n’était pas une bonne idée.

Le soir, on dine avec nos amis. Juristes, aux faits. On en ressort avec une tonne de conseils, mise en demeure, constat d’huissier, marche a suivre… Ce qu’il y a de bien quand on a des merde, c’est qu’à force, on est des pros de la défense, on connaît les ficelles juridiques sur le bout des doigts, et on est très bien conseillés.
Par contre pour le chantier à la maison…. On a pas encore d’amis cheministe, ni même maçon… Non, franchement, j’arrête pas de me dire que je devrais élargir le cercle de mes connaissances…

Des gouts et des couleurs

Ce matin, j’avais trois trucs à penser :
–          Faire re-re-re-re (etc) re-faire l’autodictée du petit
–          Ne pas oublier son gouter
–          Ne pas oublier ses affaires de piscine
On a fait demi-tour à mi-chemin, on avait oublié les affaires de piscine…

 Ce matin, j’avais trois trucs à faire :
–          Poster le sac que j’ai enfin vendu (à un prix dérisoire, au bout de trois ans en ligne !!)
–          Déposer mes feuilles de soin à la sécu, c’est de l’argent qui dort
–          Laisser mes boots chez le cordonnier (les semelles cousues, c’est la purge)
Un sans-faute en ce domaine, big up for me.

Convoitise ?

Quand j’étais petite, ma couleur préférée était le jaune. Dès que le choix m’en était donné, j’optais pour cette couleur. C’est ainsi que j’ai eu un anorak jaune poussin, une combi de ski jaune, des bottes en caoutchouc de la même couleur, et tout un tas de trucs inutiles qui par le simple fait de leur couleur me revenaient presque de droit.

Puis, ma cousine m’a dit que elle, sa couleur préférée, était le rose. J’ai en vain essayé de faire comme elle sans jamais y parvenir. Je crois que ces efforts m’ont définitivement menée à vénérer le bleu marine.

Aujourd’hui, je cherche un nouveau portefeuille. Je louche sur ceux de Balenciaga que je soupçonne légers et pratiques, un peu comme leur sacs, un cuir doudou qui deviendra mou et se patinera bien. Et là… il y a plein de couleurs… mais celle qui me saute aux yeux… bien sûr c’est le jaune ! jaune qui en se patinant finira plein de traces grises dégueulasses…  Donc non. Exit le jaune en maroquinerie.Résistance… (until when ?)

Petit papa Nowel… quand tu descendras du ciel, je voudrais une pillule contre d’indécision et la convoitise…