36 heures

Pendant 36 heures, j’ai été la « maman » d’une famille nombreuse. Fratrie de quatre. Grand ouf de soulagement quand leur grand mère est venue les chercher hier soir vers 20h… Je crois que j’aurais fini par étriper le petit-gros-qui-sait-tout-mieux-que-personne….
Mes enfants ne sont pas parfaits, loin de là, mais je me reconnais dans leurs défauts. Ça rend indulgent.
Je ne dis pas que les moments n’ont pas été bons… C’est juste qu’on ne les élève pas pareil ma cousine et moi. Ou plutôt, ils tentent le coup avec moi de choses qu’ils n’envisageraient même pas avec leur parents…
N’étant pas mes enfants, ne les ayant que deux jours, je ne vais pas m’amuser à les terroriser…
Et puis il y a quand même un point positif à souligner : à quatre, ils ont joué en deux et deux, chacun avec un cousin, ce qui a limité les chamaillages entre frères qui sont à ce jour le facteur le plus usant pour moi.
Bref, ils sont partis, on se revoit ce week-end, avec leurs parents. Pas un mal.

Solitude chérie retrouvée, calme du petit déjeuner silencieux.
Enjoy the silence…

Aujourd’hui retour à la vie normale : natation, courses pour habiller les petits en vue d’un mariage, coiffeur –pour eux, pour moi, le cas est définitivement désespéré ^^ et acheter cette #%$>;£¥ de rustine pour que la piscine arrête de se vider…

En fait, je crois que ce qui m’a le plus dérangé avec cette histoire de cousins, c’est pas tant d’avoir eu à trimbaler quatre enfants pendant deux jours, mais plus la façon dont se sont faites les choses. À la base, on devait se voir… Comprendre, dans ma tête de naïve congénitale, ma tante devait venir à la maison, goûter / prendre un café / whatever avec les twins. Voire, me laisser les twins pendant une après midi. Sauf que dans les faits, elle m’appelle dimanche soir pour me rappeler qu’on devait se voir, et me demande si ça ne me dérange pas qu’on se voit chez nous plutôt que chez eux. Sur le principe pas de soucis… Puis elle m’explique qu’elle est un peu charrette (en retraite de son activité… ) et me demande si elle peut me les laisser. Oui, bien sur…
– parce qu’en fait j’ai une réunion qui va se finir tard au bled-à-côté…
– bah t’inquiète pas, je les ferais manger, et tu passes les prendre après…
– ça risque de faire tard pour les enfants…
– bah au pire, tu me les laisses à coucher…
Que n’avais-je dit là ! Jamais au grand jamais je n’aurais imaginé qu’elle aurait accepté… Mais si… Sûrement trop contente…
La conversation s’est terminée comme ça. Les twins étaient ravis, les miens aussi. Tout aussi naïvement, je croyais qu’elle viendrait les récupérer le lendemain matin…
Quand elle les a déposés, sac de couchage à l’appui le lendemain en début d’après midi, je n’ai pas fait attention à la remarque de l’un de deux qui lui disait : viens me chercher le plus tard possible…
Ce n’est que le lendemain matin, que j’ai compris ce qu’ils me disaient : « on va passer 48h avec toi ! On est trop contents ! »
– comment ça « 48h » ?
– bin oui, de hier en début d’après, à tard ce soir…
-…
Que dire à un gamin de neufs ans qui se réjouit de passer du temps avec ses cousins ? Juste envisager ce qu’on va faire à manger, et comment on va les occuper toute une longue journée en les tenant le plus éloignés possible de leur DS…

Finalement, elle est venue les chercher hier soir, après 20h, après dîner… À la bourre. Me remerciant rapidement et me remettant un sachet avec trois boîtes de chocolats pour me remercier… Merci, mais je fais un régime…

Bref, anyway.. I’ve survived !
(et je ne peux pas dire qu’on ne m’y reprendra pas, car je sais qu’on m’y reprendra…)
(et je ne peux pas dire « à charge de revanche, car je n’utilise jamais ce type de joker…)
Bref, anyway.

3 réflexions sur “36 heures

  1. usclade dit :

    Euh, au fait, tu me fais penser, j’ai une réunion ce soir, je te te laisser mes trois gamins? Tu verras, ils sont sages !!!

  2. Quadramatique dit :

    La prochaine fois, tu me les envoies, les petites kayras, je vais te vous les dresser moi, bande de p’tits salopards! Heune-deux, heune-deux, il marcheront au pas! Quand mes neveux sont chez moi, ils se battent pour mettre et débarrasser la table, et s’extasient devant le moindre plat de pâtes que je leur sers. Ils ne m’appellent pas Tonton mais mon Général🙂

  3. Cristophe dit :

    Compris. Je vais dire aux parents de bien te prévenir à l’avance, tu accepteras avec joie pour la semaine prochaine.

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