Comme du déjà écrit

C’était si évident. Comme une histoire déjà écrite. Il y a eu des échanges de mails, et puis une proposition de se revoir. Que j’ai provoquée, je l’avoue…

Que j’ai provoquée, juste pour voir si ça marchait…. Juste pour voir si après tant de temps, des mois, il avait toujours envie de passer du temps avec moi.

Oui, bien sûr il a toujours envie de passer du temps avec moi.

J’aurais pu ce soir-là aller diner avec lui. Dans un très chic restaurant parisien, un tantinet vieillot, comme lui, et si plein de charme, comme lui.

Je suis partie dans cette idée-là. D’abord un théâtre avec des copines, puis m’éclipser au moment du diner pour rejoindre l’Autre.

L’Autre… Jusqu’à maintenant, tous nos rendez-vous sont eu lieu en journée, vite fait, juste avant un autre rendez-vous, ou un train à prendre. Pas là. Là nous avions la soirée, la nuit et au besoin le jour d’après… Je crois que c’est cet excès de temps qui m’a stressée.

Et je crois que ce sont les mots trop sages de l’Un qui m’ont dissuadée…

Quelle idée de passer le voir ce jour là ? Peut-être avais-je besoin d’être raisonnée, d’entendre les mots que seul lui peut prononcer sans que je me fâche ou me braque. La voix de la raison, la voie de la raison.

Alors, de ma voiture, en route vers nowhere, je l’ai appelé prétextant un contre temps, avouant que « non, finalement, le soir, ce soir là, trop tard… trop de fatigue, trop de … »

Alors, on ne s’est pas vus. Pas ce soir là. La nuit, tous les chats sont gris.

Publicités

L’Autre

Bon pour que ceux qui ne suivent pas depuis la nuit des temps (et je ne peux pas leur en vouloir) s’y retrouvent (oui, car moi-même je m’y perds), il faudrait que je vous parle de l’Autre.

L’histoire avec l’Autre a commencé peu de temps après l’histoire avec x1.

Mais contrairement à l’histoire avec l’Un, l’histoire avec l’Autre est  rapidement devenue compliquée.

Compliquée car addictive. Compliquée car admirative. Compliquée, car comme me l’a dit mon amie astrologue nous avions une dette karmique l’un envers l’autre.

Difficile relationnel entre la star et sa groupie. L’un a besoin de l’autre, l’autre a besoin de l’un.

J’ai été sous le charme de l’homme, de son charisme, de son aura. Addicte à son style, à ses mots, à ses manières. Soumise à ses humeurs, à ses exigences. Travaillant sans relâche pour être digne de son attention, mériter ses compliments…

Alors, il se passe ce qui doit se passer : on s’attache. On s’attache et c’est l’impasse. Moi, ma vie, ici, mari, enfants. Lui, sa liberté, ses voyages, ni port ni amarrage… Incompatibilité factuelle. Non-dits.

Aucun des deux ne se lance, sachant que chacun des deux a ses propres contraintes, ses propres engagements, qu’il ne reniera pas. Impasse.

Alors, on se détache ; Et c’est si difficile, que parfois on replonge, parfois on oublie l’impossible et on se reparle. On essaye de se dire, de s’ouvrir. S’ouvrir juste ce qu’il faut pour que l’autre sache, mais pas assez pour se perdre, ou pour le perdre.

Et le temps passe, en mois, en années.

Pour être sûrs de ne jamais se perdre complétement, j’ai accepté se requête d’amitié sur le réseau social, bravant les foudres de mon mari.

Depuis, il y a des périodes où on s’ignore mutuellement. Du moins on fait bien semblant de le faire. Mais de la même manière que j’épie sa vie, je sais qu’il épie la mienne. De manière bienveillante, comme toujours. Je suis parfois jalouse de ses contacts, de ces femmes qui tournent autour de ses mots –ses maux, ces femmes avec qui il joue de sa séduction… mais je ne dis rien. Il doit en être de même pour lui, je suppose.

Récemment, il a tenté plusieurs fois de renouer le contact. Comme à la grande époque de notre douce collaboration littéraire. Mais la poison n’a pas accroché à l’hameçon.

Et puis hier, je ne sais pas par quelle magie, nous avons recommencé nos échanges épistolaires….

J’en profite, ils ne dureront pas.

Il y a peu, je disais que j’en avais fini de lui. Je le suis. I’m done. Fini le jeu de séduction et d’influence, de manipulation et de soumission. Je ne le considère plus que comme un bon ami.

Juste un bon ami. Ce qui est aisé pour le moment. Moment où nous ne nous somme pas encore revus…

N’importe quoi

Quand je ne suis pas bien, je fais n’importe quoi. D’abord, je bois. Bon, boire en société (ok, boire à trois, c’est déjà boire en société) c’est pas comme boire seule. Donc je bois, pour sentir la douce fatigue de l’alcool désinhibé et qui fait que plus rien n’a vraiment d’importance.

Et je fais n’importe quoi, comme répondre à mon ex qui de toutes façons n’est qu’un connard congénital sur lequel le temps n’a pas d’emprise, pas d’évolution possible (à noter, que je ne parle même pas d’amélioration, l’évolution peut être positive ou négative…)

Pour essayer de ne pas faire trop de bétises, j’écris, je surf, je liste mes envies. Envies de fringues (oui, le jean à fleurs de COH) (que je ne link pas, on est toujours pas sur un blog de mode ^^), de shoes (oui, j’ai toujours envie de bikers, ou de santiags, ou/et de baskets hautes), et puis de sacs… Bref, envies. Mais par-dessus tout, j’ai envie d’une petite cabane de pêcheurs sur une île lointaine (arf !!! voilà qui me ramène au point de départ, pfft…  –comprenne qui pourra…) (pour les autres mon mail reste ouvert –tiens est ce que je l’ai remis sur ce blog ? penser à le remettre)

Je voudrais pouvoir décider d’aller bien, et aller bien. Un peu comme on décide d’arrêter de fumer. Ou plutôt, un peu comme j’ai décidé un jour du siècle dernier d’arrêter de fumer, et j’ai arrêté. Comme ça. Du jour au lendemain. Avoir le paquet de clops dans mon sac, mais ne pas fumer, pas même le regarder, l’oublier. Me dire que je suis plus forte que ça. Oublier l’envie de fumer, le geste, le goût, le moment qui va avec la clop. Juste parce que je l’ai décidé. A ceux qui se demanderaient : non, je ne fume plus. Ça fait 12 ans, et quelques mois. Alors, oui, il m’est arrivé de prendre une cigarette, deux ou trois, en 12 ans. Mais pas plus. La première, à l’époque où on pouvait encore fumer dans les bureaux, si c’était un bureau fumeur. Celui de mon chef, un constant brouillard. Venir pour un entretien, et lui demander de m’offrir une clop, pour être moins incommodée par sa fumée, faire ma propre fumée. J’ai souvenir d’avoir attendu que la cigarette se consume, le plus loin possible de mon nez… Une autre, un jour de profonde contrariété, avoir demandé à ma cousine de m’en offrir une, l’avoir allumée, l’avoir trouvée immonde, lui avoir rendue… Il y en a peut-être eu une troisième, je la mets dans le doute, car je ne me souviens plus…

Décider d’arrêter de fumer c’est facile. Décider d’arrêter d’aller mal… un peu moins…

Peut-être qu’il suffit d’essayer. Essayer de décider.

J’essaye : aujourd’hui je vais bien. Aujourd’hui, je vais bien (un peu comme Dany Boom : je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien…)