La femme à deux têtes

Note pour plus tard : penser à demander à Machin de reprendre du service en tant que coach, les objectifs étant stagnants, le besoin de conseils se ressent. Et ce n’est même pas le prix à payer pour mes insomnies, pardonnées d’ailleurs.

 

Il est toujours un moment dans l’été, où on finit par céder à la débilité des tests des magazines féminins.

Il pleut, les enfants montent une citadelle de lego, et Marie et moi enchainons tasses de thé et pauses pipi. Vert le thé, car il est plein d’anti oxydants, et les anti oxydants, c’est bon pour ce qu’on a.

Quel est votre fantasme caché ? Heu… je mange des glaces, je chantonne « vas-y Franky c’est bon… » — hymne des apnéistes associés, je mets un maillot de bain fleuri, je matte mon voisin (qui peut me voir…), il m’arrive d’oublier ma culotte… et et … et voilà que « je suis une femme avec deux hommes » ! « Hédoniste, vous vous donnez au soleil et au caresses et n’y voyez que le mâle »… J’aime le niveau des pigistes des féminins de l’été…

Je plonge le nez dans le thé vert et les souvenirs reviennent. J’aimais l’été dernier ces relations ambigües et complices avec mes amis d’enfances. Cette connivence rapprochée que leur moitiés ne peuvent comprendre. (Que « sa » moitié en fait, car parmi les deux autres : un divorcé, et un célibataire).J’aimais l’été d’avant les jeux border line avec X1 qui stimulaient ma libido avec mon mari, pour son plus grand plaisir (enfin, jusqu’à ce qu’il tombe sur un mail un peu étrange qui a largement retenu son attention…)

Cet été, j’aime la complicité qui s’instaure avec le maître-nageur. Il commande, quand je suis dans l’eau. Hors de l’eau, je me rebiffe. Je sens que ça jase dans les couloirs de la piscine. Le maître-nageur est un maître cœur à prendre, je suis un cœur pris, sauf que ça ne se voit pas.

Entre temps, il y a eu l’Autre… No comment, il y a encore. Parfois.

Je suis une femme à deux hommes, un dans mon lit, un autre dans ma tête. Un déjà séduit, l’autre à conquérir. Celui conquis me donne l’assurance en moi qui me permet de séduire l’autre. Celui à conquérir, inspire mes rapports avec celui qui est déjà conquis. C’est ambigüe et simple à la fois. Le tout est de ne pas le blesser Lui. Espérer qu’il ne s’en rende pas compte serait se moquer. Il le sait. Plus ou moins. Il se doute. Il en prend son parti. Au final, ce qui compte c’est que je sois là, toujours là. Ce qui compte c’est que j’ai toujours envie de lui. De plus en plus, en dépit du temps qui passe, en dépit des corps qui changent, en dépit des grossesses et des nuits blanches. Alors qu’importent les relations annexes, virtuelles ou réelles. Qu’importe si j’aime séduire, puisque qu’il n’y en a qu’un dans mon lit (ok, j’avoue, je rêve parfois à ce qu’ils soient deux), toujours le même. Depuis dix ans. Non, je ne dérape pas, j’aime juste me faire peur. Pas plus.

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4 réflexions sur “La femme à deux têtes

  1. Harry dit :

    Ou également façon de positiver : si tu avais tout tout de suite et aucun projet dans ce registre, tu serais blasée

    • M'Eca dit :

      C’est pas faux…
      Dans ce registre la concrétisation des projets fait souvent perdre tout sens au projet ! (et puis il faut aussi pouvoir passer le test du miroir après….)

  2. Ash dit :

    Qui n’aime pas cela ?

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