Je suis un hérisson

«Il n’est au monde qu’une seule aventure: la marche vers soi-même, en direction du dedans, où l’espace et le temps et les actes perdent toute leur importance.» (Henry Miller)

Je suis un hérisson. Tout m’énerve et m’agresse.

L’autre jour par exemple, je somnolais sur mon transat à l’abri du vent quand, quand le bruit de l’arrivée d’un SMS me fit sursauter. Je plisse les yeux pour lire dans la luminosité : « Est ce que je peux redonner ton tél à Machinette ? » (en substance…)

Machinette avait perdu mon numéro avec son téléphone… Quel dommage. Comme je suis une très mauvaise amie, je ne me suis jamais soucié de ne plus avoir de nouvelles… Au contraire.

A peine un « oui » plus tard, mon téléphone sonne…

Mais pourquoi ne me laisse-t-on pas en paix dans ma coquille ? Je ne demande rien à personne, je ne veux rien de personne, je veux juste rester en paix, sous mon marronnier, à l’abris du vent, à essayer de me réchauffer au soleil absent.

Hier, again. Machinette au téléphone. Panique. Longue conversations philosophique… et moins philosophique aussi… Elle est marrante et je l’aime bien. Mais je n’ai pas d’avis sur sa vie sentimentale. Je n’ai pas d’avis sur son histoire avec l’Un. Non pas que je men fiche. Non, je suis quelqu’un d’empathique. Empathique jusqu’à un certain point…

Le point, il culmine plus tard. Lorsque je me connecte sur mon ordi, pour dépiler les nouvelles de la civilisation, et causer à mon mari. L’Un est connecté, et sa petite lumière verte est comme un appel au débrief. Je n’ai pas envie de lui parler. Pourtant je lui dirais tout le contraire. « je suis en ligne avec mon homme, ce n’est aps que je ne veuille pas te causer… ». Mais le mal est fait. Le dialogue est engagé. La question est muette. Puis verbalisée.

Je n’aime pas être à un degré d’informations supérieur au sien concernant son « amoureuse ». L’écrit étant source d’embrouilles et de mal entendus (on a vite fait d’oublier un J ou un ^^ ou autre kikou-lol), je prends mon téléphone.

Et là… c’est la longue descente aux enfers… Mais pourquoi je n’ai pas raccroché. Pourquoi il ne raccroche pas ? Il est mal et je suis pire. Il a mal et je suis huitre. Il subit et je me fâche. Pas contre lui. Non, plutôt contre moi. D’avoir encore cédé au piège de la relation triangulaire.

Il a le don de me faire sentir moche, conne, stupide, à côté de la plaque.

J’ai le don d’être trop gentille vis-à-vis de lui, trop maternelle, trop prévenante, trop empathique, trop conne, tout simplement.

Alors, je balance. Je claque les portes de mon cœur. Je me referme à double tour. Ne plus donner la clé. Surtout pas à lui. Décorréler les choses, décorréler les gens… Surtout ne plus mélanger. Ne plus les mélanger entre eux, ne plus les mélanger à moi.

«Il n’est au monde qu’une seule aventure: la marche vers soi-même, en direction du dedans, où l’espace et le temps et les actes perdent toute leur importance.» H.M.

Merci l’Autre de me rappeler cette jolie citation pleine de sagesse. Je suis un hérisson.

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