Archives Mensuelles: juin 2011

Madame la présidente

A vingt heures cinquante huit, le Président présentait sa démission aux membres du CA réunis et à vingt et une heures précises, la nouvelle présidente était élue à l’unanimité. Quel Kiff ? Non pas spécialement à vrai dire. Je me lève et l’assemblée applaudit. Le président démissionnaire se lève pour me laisser sa chaise encore chaude –je déteste m’assoir sur une chaise chauffée par d’autres fesses que les miennes. Il prend place à ma droite. Ma première proposition au Conseil sera sa nomination en tant que président d’Honneur –président donneur. Car en effet, il va devoir donner dans le conseil et le consulting…

Voilà, je suis la nouvelle présidente. Non, pas d’un truc important. Juste d’une association de parents d’élèves. Juste quelques centaines d’adhérents, et la responsabilité d’une vingtaine d’établissements… J’hérite d’un relationnel un peu compliqué avec l’inspection académique et les instances politiques locales, départementales et régionales… Et surtout, de la lourde tache de garder mes troupes motivées.

Bref, de quoi m’occuper un peu à partir de… tout de suite en fait ! Car personne d’autre que moi n’écrira les minutes de la réunion d’hier soir. (Penser à nommer un secrétaire de séance dès la prochaine réunion). Alors quand l’ami me demande si « je pense à septembre »… Comment dire ? En fait non, je pense d’abord à mes deux mois de vacances au fin fond du massif central, perdue le plus loin possible d’absolument tout, et dans la solitude la plus complète possible… Septembre viendra bien assez vite…

Aujourd’hui, je glande encore un peu, je profite du soleil sur ma terrasse, et du silence de ma maison. Les enfants sont encore à l’école –plus pour longtemps… et je n’ai pas encore d’urgence à gérer. Il faudra bien assez tôt préparer les valises, charger la voiture, ne rien oublier et prendre la route. Avaler les kilomètres jusque là bas. Passer le pont, tourner à gauche, puis à droite. Il paraît qu’il y a un nouveau portail (merci Facebook de me tenir informée de l’actualité de chez moi). Ouvrir le portail, donc, monter l’allée bordée de platanes. Là, la cours inondée de lumière, l’ombre de la maison, la porte. Le frais dedans, l’odeur caractéristique, l’ombre sombre contrastant avec la lumière crue du soleil. Pas de doutes, ce sera le début de l’été. Les vacances n’ont qu’à bien se tenir, madame la présidente est de repos…

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Rien

Rien ou presque

Non, rien du tout. Aujourd’hui, jour sans. Mercredi sans mercrethon, sans soleil, sans activité, sans pêche, sans énergie.

Couchée tard, réveillée tôt par la libido de mon époux, je me suis rendormie jusqu’à neuf heures… Sans vergogne, car aujourd’hui, pas de poney à seller, pas de maillot de bain à trouver, pas de quiche à préparer. C’est le dernier mercredi de l’année, et j’ai le plaisir de vous annoncer, que je ne fais rien.

Rien, sauf…

–          Déposer les costumes de mon époux au pressing (il y a deux semaines : « chéri, tu as des trucs à mettre au pressing ? » « non, laisse va… » « Même tes pantalons ? » « t’inquiète c’est bon… ». Ce matin : « Je n’ai plus de pantalon propre, et le bouton de celui-ci vient de me lacher ! » « … … …–sans commentaires ») ;

–          Racheter un sèche cheveux (le mien ayant le mauvais goût de me lacher) ;

–          Récupérer les clés de la salle de réunion pour ce soir

–          …

(et acheter deux jeux Pokémon pour avoir une paix royale tout l’après midi… Mauvaise mère.)

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Fête de la musique

Quelle super soirée, merci les amis ! J’ai vraiment passé un moment extraordinaire !…. …. …. (combien de temps à l’avance faut-il s’y prendre pour une résa à la Tour d’Argent ? Non, parce que septembre, ça va vite être là ! …. …. ….)

Ce n’étais pas gagné : trouver une baby sitter le matin même pour le soir de la fête de la musique… Mais, ma petite voisine était partante pour se faire un peu de sous avant les soldes…  Mon mari qui devait prester à l’autre bout de la région parisienne était rentré miraculeusement tôt. Pour une fois, tout était calé. Même mes cheveux étaient dociles pour une fois et ne rebiquaient pas.

J’avais le plan et l’adresse du parking le plus proche. Le diner des enfants cuisait doucement –diner… on pourrait croire que je leur préparais de la blanquette de veau, mais ceux qui me connaissent savent qu’il s’agissait en fait de tagliatelles-poisson carré, et la petite voisine allait sonner d’une minute à l’autre.

Tout était parfait. Absolument parfait ! –pour une fois…

Et puis il a suffit d’un coup de fil. Un truc pas très clair, un truc au sujet de mon identité secrète (oui, c’est comme dans les Indestructibles, Élastique Girl a une identité secrète…) (oui, on a les références qu’on peut quand on a des enfants en bas age…). Un truc qui mettait en balance d’un coté mon « identité secrète » et de l’autre la possibilité pour un ami d’enfin « rencontrer » la « femme de sa vie » (lol, j’ai envie de dire, LOL, LOL LOL LOL !!!) Le tout à la sauce « Plan Cul » et échanges de mails compromettants… Oui, oui, on nage en plein mystère… Non, nous ne sommes pas dans le dernier Tarantino, quoi, que…

Alors, soudain je sens une énorme fatigue me gagner. Un peu comme si mes jambes devenaient toutes molles (et non, ce n’est pas que à cause de la cellulite). Et puis un « à quoi bon », un « à quoi bon tout ça ? »… « Vas-y, je m’en fiche… fais comme tu le sens…  Et puis au fait… pour ce soir, ça va pas être possible… Mon mari est fatigué, on va rester love to love devant la télé… ou sortir dans le coin… »

Mille mercis en deux secondes plus tard, je suis dans la cuisine, le portable à la main. L’eau des pates bouillonne, et…  j’ai une baby sitter qui ne va pas tarder, et plus de soirée à l’horizon…

Le mari, Lui, s’est motivé : « Alors, il joue où ton pote ? »

–          Place de la mairie !

–          Ha bon ? notre place de la mairie ?

–          …

Ta gueule, j’ai envie de dire « ta gueule », mais je ne dis rien. Je ne dis rien car je connais le refrain au sujet de « mes amis ».

Alors, la Fête de la musique dans  ma banlieue, en un mot comme en cent, c’est nul. Des ados massacrent des morceaux qu’on a du mal à reconnaitre, et qui nous brisent le cœur quand on les reconnait tellement c’est massacré.

Alors, on boit un verre au café du coin. Il essaye de savoir pour quelles raisons la soirée est tombée à l’eau en un coup de fil de trois minutes, mais je n’ai pas envie de lui en parler. Il me propose d’aller faire un tour à Paris, mais je n’ai pas envie de bouger.

« Il y a Taratata à la télé, si non… »

–          Chiche ! (ce ne peut être que mieux)

Alors on rentre chez nous. La baby sitter n’aura que dix euros pour aller faire ses soldes… Elle ne risque pas de transfigurer sa garde robe… Merci qui ?

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