Spring time

picasso_le_printemps_20_march_1956_130_x_195_cm_oil_on_caAlors que l’Autre s’enfonce dans l’hiver austral de l’oubli, les beaux jours tendent enfin à se confirmer. Et avec eux renait ma libido fulgurante. C’est fête pour mon mec, et comme s’il ne me suffisait pas, je profite de quelques après midi oisifs pour me livrer à la luxure solitaire avec délectation.

Je deviens petite salope qui s’apprête à recevoir son homme comme il se doit. Lui.

Mais comme le printemps a ses giboulées, ma libido a ses sautes, indépendamment du baromètre… Après un après midi torride, alors que je m’apprête à le recevoir Lui dans une pure perspective sexuelle, celui-ci reçoit un coup de fil d’un collègue de passage. Impossible de ne pas lui proposer de passer… Tant pis, je commande chez le nouveau japonais du coin, un diner pour trois, dont un bon mangeur. Vingt minutes plus tard, la mobylette livre… pour six ! Le collègue a la brillante idée d’en contacter un autre… qu’il suffit d’aller chercher… Allez, au point où on en est, le sexe n’a plus d’importance. De minute en minute, je perds de vue la nuit brulante.

Lui est parti avec un collègue, en chercher un deuxième, je me vautre sur mon lit. Il y avait les bougies prêtes à être allumées, le déshabillé en soie nude, les mules à pompon assorties. Sous la table de nuit, les huiles de massages et autres sextoys me narguent. J’allume l’ordinateur, discute avec un ami virtuel. Même virtuellement, je n’ai plus la tête à la coquinerie.

Plus tard, les trois larrons arrivent. Ils ont pris un pot sur les Champs et rient de leurs dernières péripéties. Je n’ai pas le cœur à descendre. Il faut bien pourtant.

La soirée est d’un mortel ennui. Ça discute boulot, potins de boulot, collègues de boulot. Je m’ennuie ferme. Vers une heure du matin, enfin, ils se tirent. Je suis fatiguée, je monte me coucher, non sans lui faire  remarquer ce qu’il a loupé. Et puis je ne sais pas ce qui me prend, mais je décide soudain de poser mes fesses à portée de sa bouche. Je me branle sur la langue, puis décide de le chevaucher, son sexe profondément enfoui dans le mien. Je jouis, roule sur le coté et m’endors immédiatement. Pas lui m’avoue-t-il ce matin.

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