La distance

p1Depuis qu’un hémisphère nous sépare, je me sens plus zen. C’est bizarre, mais le fait de me coucher quand il se lève, de ne plus le « croiser », de ne plus avoir ses textos, ne plus faire la même chose en même temps –regarde, je mange ; je matte les infos sur la une et toi ? … La distance me calme. Alors, oui, il peut toujours m’appeler. Il ne l’a fait qu’une fois. Les communications avec les antipodes sont chères… et puis ce décalage horaire de presque une journée ! Reste les mails. Je n’ai pas répondu au sien… involontairement, je le laisse mariner, comme il l’a fait lui aussi. Vengeance ? Peut être. Non préméditée, certainement. De toutes façons, je n’ai pas répondu aux mails ces derniers temps… j’ai le cul entre deux ordis, du mal à switcher. Je ne dépile qu’avec l’ancien. J’écris avec le nouveau. Ainsi, je suis moins distraite…

Un peu de recul.

J’ai aussi réfléchi à cet « amour » que je lui porte. A cet orgueil en fait. Je veux qu’il m’aime,je veux être « à part » pour lui. Mais il s’agit de moi dans l’histoire. Je crois que Miroir (merci) m’a ouvert les yeux sur le sujet. Et puis il y a cet absence d’envie de sexe. Révélatrice. Je maintiens : non : je ne coucherai pas avec lui, quand bien même il soit le dernier homme sur terre ! Et puis autant se masturber, non ? Avec tous les sextoys du marché, il faudrait être bien difficile pour ne pas trouver orgasme à son pied… Et puis les maladies… et puis le carcan de vingt siècles d’éducation judéo-chrétienne… C’est mal. L’adultère, c’est mal, le mensonge, aussi… le plaisir, même combat… (heu non !!!) (lol)

Je reste cependant jalouse. Notamment de la pouliche. Cette espèce de pétasse au visage de chatte (en chaleur !) qui lui laisse des commentaires dégoulinants de caramel… Lui, comme tout auteur, est sencible à la flatterie, il adore les compliments, même les plus mièvres –surtout le plus mièvres… Elle lui promets des mails où elle commentera son livre – qu’elle vient de lire… en échange de dédicasses foireuses ! Pétasse ! Il la complimente en retour… (connard !)

Oui, je suis jalouse. Et chaque mot qu’il lui adresse sont comme autant de poignards qu’il me lance… Moi qui l’ai jetté, rejetté… Qui ai refusé qu’il me publie… qu’il me modifie surtout ! Encore une histoire d’orgueil…

Il ne me manque pas. C’est juste comme si je m’étais mise en veille. Je travaille et j’attends. Je l’attends. Et j’ai tout mon temps… Dans cette histoire, le temps n’a pas de prise. Pour une fois.

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