Archives Mensuelles: mars 2010

La distance – 2

20100109_madonna_dolce_gabbana_hq_03Son mail est resté sans réponse de ma part. D’abord par manque de temps, puis par soucis techniques (changement de boite mail, de PC), puis par flemme, laisser aller. Enfin par… par ne plus savoir quoi lui dire. C’est comme si le lien était rompu, comme avec un hémisphère nous séparant, le quotidien que je lui relatais n’avais plus d’intérêt.

Je me vois mal le relancer sur mon écriture –d’autant plus mal que je traverse en ce moment un vide intersidéral que le désert même n’arrive à combler !

Lui écrire pour lui poser des questions ? où es-tu, que fais tu, que vois tu, raconte… non. Il est parti pour avoir la paix, s’il voulait raconter ce qu’il fait, ce qu’il voit, où il est, il le ferait sur son blog… s’il ne le fait pas, je pars du principe, respectueux, qu’il n’a pas envie de le dire.

Revenir enfin sur l’histoire du papillon ? Non, tout ce qui pouvait être dit, l’a été. Le reste, reste dans le non dit.

Les jours passent et mon « amour » pour lui trépasse. Et c’est tout à fait bien ainsi.

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La distance

p1Depuis qu’un hémisphère nous sépare, je me sens plus zen. C’est bizarre, mais le fait de me coucher quand il se lève, de ne plus le « croiser », de ne plus avoir ses textos, ne plus faire la même chose en même temps –regarde, je mange ; je matte les infos sur la une et toi ? … La distance me calme. Alors, oui, il peut toujours m’appeler. Il ne l’a fait qu’une fois. Les communications avec les antipodes sont chères… et puis ce décalage horaire de presque une journée ! Reste les mails. Je n’ai pas répondu au sien… involontairement, je le laisse mariner, comme il l’a fait lui aussi. Vengeance ? Peut être. Non préméditée, certainement. De toutes façons, je n’ai pas répondu aux mails ces derniers temps… j’ai le cul entre deux ordis, du mal à switcher. Je ne dépile qu’avec l’ancien. J’écris avec le nouveau. Ainsi, je suis moins distraite…

Un peu de recul.

J’ai aussi réfléchi à cet « amour » que je lui porte. A cet orgueil en fait. Je veux qu’il m’aime,je veux être « à part » pour lui. Mais il s’agit de moi dans l’histoire. Je crois que Miroir (merci) m’a ouvert les yeux sur le sujet. Et puis il y a cet absence d’envie de sexe. Révélatrice. Je maintiens : non : je ne coucherai pas avec lui, quand bien même il soit le dernier homme sur terre ! Et puis autant se masturber, non ? Avec tous les sextoys du marché, il faudrait être bien difficile pour ne pas trouver orgasme à son pied… Et puis les maladies… et puis le carcan de vingt siècles d’éducation judéo-chrétienne… C’est mal. L’adultère, c’est mal, le mensonge, aussi… le plaisir, même combat… (heu non !!!) (lol)

Je reste cependant jalouse. Notamment de la pouliche. Cette espèce de pétasse au visage de chatte (en chaleur !) qui lui laisse des commentaires dégoulinants de caramel… Lui, comme tout auteur, est sencible à la flatterie, il adore les compliments, même les plus mièvres –surtout le plus mièvres… Elle lui promets des mails où elle commentera son livre – qu’elle vient de lire… en échange de dédicasses foireuses ! Pétasse ! Il la complimente en retour… (connard !)

Oui, je suis jalouse. Et chaque mot qu’il lui adresse sont comme autant de poignards qu’il me lance… Moi qui l’ai jetté, rejetté… Qui ai refusé qu’il me publie… qu’il me modifie surtout ! Encore une histoire d’orgueil…

Il ne me manque pas. C’est juste comme si je m’étais mise en veille. Je travaille et j’attends. Je l’attends. Et j’ai tout mon temps… Dans cette histoire, le temps n’a pas de prise. Pour une fois.

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Les antennes

25401918_mOn dit que les antennes sont mauvaises pour la santé. Que les ondes qu’elles dégagent attaquent le cerveau, qu’à la longue, elles rendent fous. Ou malade, c’est selon. Voire les deux ? C’est lié.

Il doit avoir des antennes…

A chaque fois que je dis que c’est fini, que j’arrête, que je n’y pense plus, que je passe à autre chose, il donne un petit signe de vie… Un petit mot, un petit commentaire, une petite citation sur son blog… Bref une petite chose qui dit : « je suis là, et tu es toujours spéciale pour moi… » Et là mon cœur de midinette chavire !

Là, mon cœur a plus que chaviré puisqu’il m’a appelée.

Il a d’abord tenté la petite citation sur son blog : « M’ECA me signale que… », puis un petit commentaire finissant par des « Bisoux », enfin un court mail, deux lignes d’explication sur son silence… Sincèrement désolé pour le malentendu… Il parle aussi des épines de la déception… évanouies dans la frénésie du voyage…

J’ai retrouvé le sourire. Il m’en faut peu, si peu.

Et puis, l’autre soir, mon portable vibre sur la table de nuit, un numéro non identifié… Je déteste les numéros qui ne se présentent pas. Mais derrière cette non présentation, il y a sa voix. Grave et douce. Son accent si particulier… et voilà que ses mots m’envoutent à nouveau, que sa voix me berce. Soudain, il est dans mon oreille, et dans ma tête. C’est une évidence, je l’aime.

Oup’s ! je l’ai non seulement pensé, mais me voilà à l’écrire.
Je le soutien, et je l’affirme. Ce type est extraordinaire. Il m’envoute à coup sûr !
Je pourrais passer des heures en sa compagnie, des jours, et des années.
Il y a cependant un point.
Un point qui n’a pas échappé à l’amie à qui j’en ai parlé : c’est cette absence d’envie de sexe avec lui.
C’est paradoxal. Je le trouve bel homme. Je me noierais volontiers dans l’azur de ses yeux, je regarderai ses mains me parler pendant des heures… Mais je ne coucherai pas avec lui.
Il s’il n’y avait pas l’officiel ?  He bien, je ne crois pas non plus.
Ma nuit avec lui, je la passerai à lui parler, à l’écouter, à lui poser des questions, à lui raconter mes projets ou mes endroits que j’aimerai lui faire découvrir… Ou simplement en silence, à siroter un vin chaud, à lire ou à écrire. Avec seulement de temps à autres un commentaire, un regard… Rien de sexuel.

« Le seul mec avec qui j’ai envie de coucher, c’est le mien.
– Il a de la chance, ton homme… Lui en as-tu parlé ?
– heu… non…
– J’adorerai qu’une femme dise ça en parlant de moi.
-… »

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