Archives Mensuelles: janvier 2010

Quand les semaines se suivent et ne se ressemblent pas

chimeres_notre_dame_506917La semaine dernière j’étais… hystérique, au bord de l’amour pour l’être suprême. Et voilà qu’en quelques secondes, l’être suprême, devais-je dire : « l’Autre suprême » ? tombe de son piédestal, et badaboum, c’est le néant.

L’histoire ? Banale. L’histoire d’une déception. L’histoire de celui qu’on plaçait au dessus de tout, et qui commet l’impaire. Et non content de commettre l’impaire, il surenchérit. Bref, l’admiration s’évanouit, et l’état amoureux disparaît.

Je serais bien tentée de dire « tant mieux »…

L’expérience montre qu’à force de s’évader dans des rêves amoureux, on fini par ne plus nourrir assez son quotidien bien réel. ET si on ne nourrit plus son quotidien, il s’évanouit aussi.

Evité le pire ? Surement.

La bonne nouvelle, je ne suis même pas triste. Peut être juste un peu vexée de son attitude puérile.

 

 

 

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SMS

acis_galatee_506891« je viens à Paris demain, on peut déjeuner ? »

Je n’ai même pas réfléchis, j’ai renvoyé « oui ». S’en sont suivis adresse et heure du rendez vous. Le lendemain, tergiversations dans le dressing. « Je mets quoi ? » Sexy ou soft ? Noir ou couleur ? J’opte pour du simple, un pull noir en V profond, un jeans, des bottes à talon, ma grosse écharpe imprimé panthère (30€ chez Zara ! très similaire à celle qui coute 20 fois plus chez Vuitton). J’attrape mon sac et saute dans ma voiture. Le GPS saura m’emmener…

Le lieu ? un restaurant d’un autre siècle sur un parc en hiver. Désuet et simplissime de beauté. J’entre dans un siècle passé. Il est là, le nez dans une revue littéraire, un verre de vin posé sur la table, à m’attendre. Dès qu’il m’aperçoit, il pose ses lunettes et se lève à ma rencontre.

« tu as bonne mine » me dit-il en m’embrassant et m’entrainant à notre table près de la baie vitrée. « j’espère que tu n’auras pas froid, me dit il encore, le parc est si paisible… »

Je suis niaise et lui sourit béatement. Je suis juste heureuse d’être là, j’ai vraiment plaisir à le voir.

Le déjeuner est exquis, le vin parfait –on ne passe pas son enfance dans le Bordelais sans en garder un goût sûr en matière de vins. Le cadre est hors du temps la conversation badine.

« alors quels rendez vous d’homme d’affaire japonais t’attendent cette fois ci ?

– aucun, en fait.

– juste du tourisme alors ?… lui répond-je incrédule et rieuse.

– même pas, je repars tout à l’heure, je suis juste venu déjeuner avec toi »

[saperlipopette, voilà que ça calme !]

Amoureuse

29630607_mLast thing I remember: things were getting better, i’d go anywhere with you.

Nouée. Voilà, je suis complètement nouée. C’est à l’intérieur, comme si tout était crispé. Comme une main qui se crispe sur un bras, saisi dans un film à suspense. Sauf que là, il n’y a pas de bras, pas de suspense non plus.

Depuis mon retour de vacances cette sensation ne me quitte pas. Je suis pendue à mon téléphone. Je pense à lui sans cesse. Lui : l’Autre.

On a fini par réussir à se croiser. Ca n’a rien arrangé. Ce que je préssentais le concernant n’a fait que se confirmer. Le danger, je l’ai senti dès le premier jour, dès le premier mail. J’ai senti la rencontre d’importance, le type à ne pas rater.

Mais rien n’est simple. Rien n’est simple aujourd’hui.

Vas-y fonce me dit mon amie adultère. On n’a qu’une vie !

Foncer… mais vers quoi ? vers le mur ! Il ne me propose rien. Il a sa vie. Une vie libre comme l’air dans laquelle je ne me vois pas de place. Et je n’ai pas envie de faire partie de la longue liste de ses maitresses.

Alors je m’efforce de tourner la page, la page blanche. Celle qui ne s’écrira pas.

Une histoire platonique c’est bien aussi…