VP again

Je crois que c’est avec un rare plaisir que j’ai ouvert le portail (enfin, que le grand a ouvert le portail) un ciel bleu intense, foncé, sans le moindre nuage. Des couleurs d’automne, sublimes, des verts clairs allant jusqu’au jaune, des orangés, des rouges, des bruns. Et la terre bien noire, à peine retournée. Des feuilles en tapis sur toute la longueur de l’allée. Des feuilles fraîchement tombées. Le froid est venu d’un coup, figeant les couleurs jaunes, oranges. Elles n’ont pas eu le temps de sécher, de devenir croustillantes sous les pieds.

J’adore cette saison. J’adore cet endroit. 

Apaisée.

On a déchargé la voiture, monté les valises. Les enfants ont sorti leur vélo, fait le tour de la propriété. Même les chats semblent remis de leur craintes, surtout le vieux. Il semble plus serait aussi, depuis qu’on a déménagé. Puis on a filé  au centre equestre. Avant même d’avoir fait les courses. Tant pis, il doit bien y avoir des pâtes dans un placard, et de la sauce tomate. On a filé voir les chevaux qu’on a eu en pension cet été. Ils sont toujours aussi mignons nos bébés poilus. Un peu plus poilus en raison du froid. J’aime me dire qu’ils nous reconnaissent, qu’ils nous connaissent. Les chevaux ont bonne mémoire. Ils reviennent demain, pour la troisième fois en villégiature aux VP. Hâte de les voir devrait la porte, hâte de sentir l’odeur des cuirs, de la sellerie dans la maison.
Puis on est passés voir FF. Perché sur une échelle, accroché à son pinceau, il lasure son toit. Étape finale de son ouvrage. Presque deux ans qu’il est dessus. On décide qu’il viendra diner, on commandera des pizzas… Non… Le lundi c’est fermé. Six heures moins dix… Peut être que la Coop n’est pas. Encore fermée… Je pars faire trois courses pour ce soir. Envie de fruits, pas de pâtes… En fait ils ne ferment qu’à la demie, j’ai largement le temps de m’approvisionner.

Je prépare le Diner. Je suis si zen.  FF nous rejoins, il est enjoué, congé et de le voir, de le revoir. Il y a un mois, nous nous voyions à Lyon pour les funérailles de sa maman. Triste moment. Fils unique, pas de cousins, pas de tante, oncle. Juste quelques amis de sa mère, quelques amis, une quinzaine de personnes… Il a l’air bien, meme qui a demi mots il m’avoue que c’est dur d’être seul. Je suis là. Enfin,  je suis là cette semaine.

Ne pas penser à la suite, juste profiter du moment. Et penser à demain. Demain, nos bébés poilus seront là.

Tu viens faire du sport avec moi ?

Heu… Non.

J’ai revu CS. Ça faisait pas loin d’un an qu’on ne s’était pas vues. Un an, comme ça passe vite !

Toujours aussi belle, bronzée, classe. « T’es bronzée ! » Oui, on vient de passer 4 jours à Marakech… Pourquoi ca ne nous arrive jamais à nous de nous barrer 4 jours à Petaouchnok ? (J’ai une petite idée de la réponse, mais je ne vais pas développer ici..)

Je lui ai fait visiter ma jolie nouvelle maison, et on a papoté face à un petit café. Les travaux, elle les a vécu pendant des mois et des mois, des années mémé… Et tout n’est pas fini. Notre histoire : une parmi tant d’autres. Au début, ca va toujours bien. C’est au moment des finitions que ca se gâte. CQFD…

« Et ton projet de construire sur la côte ? » Repoussé… Le crédit relais nous a rattrapé… Arf !… Du coup, je reste chez moi la plupart du temps, je fais rien, ca m’énerve ! 

J’aurais pu dire la même chose, ou presque. Sauf que je fais du cheval, et que je me suis re-inscrite à la piscine… Mais si non, je fais pas grand chose.

« Tu veux pas venir marcher avec moi ? » Heu… Ce qui m’ennuie, c’est pas d’aller marcher. Ce qui m’ennuie c’est de m’imposer de faire quelque chose à jour et heure fixe.

J’ai pas dit oui, j’ai pas dit non non plus. J’ai promis d’y réfléchir. Après les vacances peut être… Je deviens de plus en plus réfractaire aux contraintes. Envie de faire ce qui me plait. Ni plus Ni moins.

Les travaux

Premièrement, ne jamais, jamais au grand jamais, faire bosser une amie. Jamais.

Même si elle dit : « ne t’inquiètes pas : avec mi tu vas vivre un chantier de rêve…  » « Jamais je n’ai eu de retard sur la date de fin annoncée. » « J’ai refait 200m carrés haussmaniens rue de la pompe. » « Tous mes clients sont ravis, d’ailleurs ils sont devenus des amis. »… Et combien d’amis tu as perdu après les travaux ? Non, ca elle dit pas….

Au début, ce à l’ampleur du chantier, je ne voyais pas qui d’autre pourrait me rassurer. À vrai dire, je ne voyons personne d’autre que elle. Au début, ça roulait. À vrai dire, je ne sais même pas à quel moment nos relations se sont dégradées. Peut être quand mon c&t a commncé à se rendre compte que l’électricien ne faisait pas ce qu’on lui demandait, ou quand ils ont commencé à nous expliquer qu’ils n’avaient pas besoin d’isoler toutes les combles ? Peut être quand facture de son « pote » chez qui on a pris les carrelages  et les fournitures de salle de bain est arrivée et qu’elle était trois fois plus chère que celle du devis initial. « Tu comprends, c’est du très haut de gamme… » Woué, bon, moi je visais le haut de gamme d’ikea, ou Leroy merlin… Pas de haut de gamme du design italien…. On a laissé passé on se disant :  » c’est cher, mais ça va être ma-gni-fique (ma cheriiiiie !) (Cristina Cordula sors de là !)

Après, je ne sais pas trop ce qui c’est passé, comment les choses se sont encore dégradées. Je me souviens de ce jour où elle me disait au restau, qu’elle se sentait bloquée, que je ne lui laissait pas exprimer sa créativité… Faut dire que sa créativité, elle avait déjà bien plombé notre devis initial, et que du coup j’étais devenue méfiante sur ses idées de venu pour nous faire une maison de magasine. Nous on voulait juste une maison confortable, et qui ne nous mette pas sur la paille.

Je crois qu’on est devenus méfiants les qu’ils ont commencé à poser les carreaux ciment. Ils étaient cassé, ébréchés, tachés, et ça ne semblait pas les gêner plus que ca. Là on a dit non. Et puis il y a eu l’épisode où on a cherché le modèle du pommeau de douche ( le machin design italien hors de prix, un rein quoi, parce qu’on ne se souvenait plus trop à quoi il ressemblait…). Et là on tombe sur un modèle, le même sur internet, 40 % moins cher que celui acheté chez son pote à prix super réduit. Cherchez l’erreur. Du coup on a commencé à regarder tous ses prix. Genre les spots à 40€ alors qu’ils en coûtent 10 chez Casto ou Leroy… Le prix du radiateur de la cuisine, plus cher que le prix public catalogue… Etc etc… Il y a a eu aussi le coup du cheministe : elle voulait absolument qu’on en prenne un qui était 30% plus cher, parce qu’il utilisait un échafaudage. On s’est rendus compte par la suite qu’elle voulait utiliser l’ecahfaudahpge du cheministe pour enlever un conduit en amiante… 10 k€ la plaisanterie. (On l’a fait enlever de notre côté pour tous fois moins cher). Avouez que la confiance en prend un coup. Un coût aussi ! Je comprends qu’elle doive faire tourner sa boîte, mais je faire de la laine sur le dos de ses amis, moyen.

Les relations sont devenues tendues, la confiance n’y était plus. Le chantier traînait, elle avait mis ses gars sur un autre truc (un pigeon haussmanien sûrement) (cela dit, je doute que les gens qui ont du fric soient moins regardant que nous sur la qualité des travaux…).  

La fin du chantier était prévue au 15 juin. Trois semaines avant, rien ne laissait présager la proximité de la fin. Pourtant elle me soutenait mordicus que ce serait bon. Lol. Big Big LOL. 

A cette époque, je me sentais comme paralysée. Comment prévoir un déménagement à,ors que manifestement rien n’est prêt de l’autre côté. Les vacances approchaient et le 1er juillet la maison était toujours en  chantier.  Problèmes d’électricité, de fournitures, fils non brassés, peinture non finie, carreaux ciment mal posés. Il fallait poser la cuisine. Je voulais qu’elle termine avant de poser. « Non, les finitions, c’est toujours après parce que l’ors de la pose c’est impossible de ne rien abîmer et je veux que ta maison soit nickel. » Tu parles Charles ! Comme on est un peu cons, on a posé la cuisine. Malgré le mur mal fini et les carreaux ciment tout tachés. Et puis ca c’est arrêté là. « Mais non, ils sont très bien ces carreaux ciment. Il faut que ca se patine avec le temps.. » Et ceux qui sonnent creux ? Et ceux qui ont des grosses traînées blanches ? Et ceux qui sont cassés ? Et ceux qui sont gris alors que sur la bande à côté sont noirs ? Elle soutenait (et soutient encore) que c’est normal.

On devait déménager avant la fin de l’année scolaire… On devait déménager le 17 juillet… On a finalement déménagé le 17 septembre. La veille ils y bossaient encore ! Le jour du demenagement, un appareil électrique a rendu l’âme, c&t s’est pris une grosse châtaigne en ouvrant le four pieds nus… Ils avaient « juste » oublier de brancher une terre… Le soir même mon grand n’a pas pu prendre sa douche : l’eau sortait de partout sauf du pommeau… Incompétents est le mot qui me vient à l’esprit. La terre, on l’a branchée. Pour le joint de douche, je les ai fait se déplacer.

Plus de 80 réserves, toutes ne sont pas levée à ce jours. Je ne parle plus à l’entrepeuneuse, et je la déteste comme je ne pensais pas possible détester quelqu’un.

Malheureusement, le sujet n’étant pas clos, je suis obligée de mettre « à suivre »…

(Pour savoir avec quelle boîte il ne faut surtout pas bosser, laisser votre mail ans les commentaires)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.